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Robert Mascarell

croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu

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LE SIONISME DANS TOUTE SON HORREUR -2

4- LE GRAND ISRAËL, BUT DU SIONISME

Toutes générations confondues, de gauche, de droite, d’extrême-droite, les sionistes israéliens sont de plus en plus majoritairement pour qu’Israël devienne le Grand Israël. Mais qu’est-ce que le Grand Israël ? Et qu’induit-il ?

Pour les plus extrémistes, le Grand Israël s’étendrait du fleuve Nil au sud jusqu’au fleuve Euphrate au nord. En plus de l’actuel Israël, il engloberait donc tous les territoires palestiniens, toute la Jordanie, tout le Liban, des parties de l’Égypte, de la Syrie, de l’Irak. Cet objectif impérialiste induit évidemment de faire la guerre à tous les peuples des pays convoités. Présentement, les premières victimes sont déjà les Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza. Leurs territoires sont en voie de colonisation violente. Au point que, si ce n’était tragique, on pourrait en sourire, le projet trumpiste de transformer la bande de Gaza, vidée de sa population, en zone de tourisme, a déjà été imaginé le 5 août 2014 par Moshe Feiglin, un dirigeant de Manhigut Yehudit (Leadership juif), une émanation du Likoud, le parti de Netanyahou.

Il va de soi que le principal danger n’est pas que les Juifs israéliens soient boutés hors d’Israël par les Palestiniens, comme la propagande sioniste juive et ses alliés internationaux tentent de le faire accroire à l’encontre du Hamas, mais il est que la menace d’expulsion frappe les Palestiniens. D’ailleurs, les statuts du Likoud, toujours en vigueur depuis 1977 sont très clairs. Il s’agit de « reconquérir » les terres pour reformer le Grand Israël (Eretz Israël).

https://www.jewishvirtuallibrary.org/original-party-platform-of-the-likud-party

Je publie ci-après une grande quantité de déclarations de sionistes juifs qui, depuis l’origine du mouvement sioniste, à la fin du 19e siècle, jusqu’à aujourd’hui, ne font pas mystère de leur ambition impérialiste.

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1891 Smilansky, Moshe (1874-1953)

Membre de la première vague de colonisation en Palestine, rapportant un dialogue entre deux colons des “Amants de Sion” (Hovevie Tzion) en 1891 :

« Nous devrions aller à l’est, en Transjordanie. Ce serait un test pour notre mouvement.»

« Absurde… n’y a-t-il pas assez de terre en Judée et en Galilée ? »

« Les terres de Judée et de Galilée sont occupées par les Arabes. »

« Bien, prenons-les »

« Comment ? » (silence)

« Un révolutionnaire ne pose pas de questions naïves. »

« Bon alors, ‘révolutionnaire’, dis-nous comment ? »

« C’est très simple. On les tourmente jusqu’à ce qu’ils partent…

Qu’ils aillent en Transjordanie. »

« Et nous allons abandonner toute la Transjordanie ? » demande une voix anxieuse.

« Dès que nous aurons une grosse colonie ici nous prendrons la terre, nous deviendrons forts, et nous nous occuperons de la rive gauche [du Jourdain]. Nous les expulserons aussi de là.

Qu’ils retournent dans les pays arabes. »

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Dans une de ses lettres à son fils, entre 1936 et 1938, Ben Gourion écrivait : « Un État juif partiel n’est pas une fin, mais seulement un début ; je suis certain que nous ne pourrons pas être empêchés de coloniser d’autres parties du pays et de la région …. Nous et eux (les Palestiniens -RM), nous voulons la même chose, nous voulons tous les deux la Palestine. Et c’est le conflit fondamental. …. Ne nous racontons pas d’histoire….., politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent… C’est leur pays parce qu’ils y habitent, alors que nous voulons venir ici et coloniser, et de leur point de vue, nous voulons nous emparer de leur pays ». Voilà qui est clair !

Ben Gourion, en 1937 : « Du point de vue du sionisme, la véritable pierre de touche ne se réduit pas à la question de savoir à qui ce morceau-ci ou ce morceau-là appartient du point de vue politique, ni même à la croyance abstraite en l’intégrité de la terre. Le but et la pierre de touche du sionisme, c’est plutôt la véritable mise en œuvre de la colonisation menée par les juifs DANS TOUTES LES RÉGIONS DE LA TERRE D’ISRAËL. »

 

6 juin 1936

Ben Gourion, David (1886-1973)

Dans une lettre à l’exécutif de l’Agence Juive, explique sa notion de la « paix », une trêve en vue d’une nouvelle guerre :

« Ce n’est pas pour établir la paix dans le pays que nous avons besoin d’un accord. La paix est en fait vitale pour nous. On ne peut pas construire un pays dans un état de guerre permanente, mais la paix n’est pour nous qu’un moyen. La fin est la réalisation pleine et complète du sionisme. Nous n’avons besoin d’un accord que pour cela. »

 

Juin 1937

Ben Gourion, David (1886-1973)

Dans une lettre à Moshe Sharett, cité à deux reprises par le biographe de Ben Gourion, sous des formes légèrement différentes :

« Si j’étais Arabe, un Arabe avec une conscience politique nationaliste … je me dresserais encore plus vigoureusement, amèrement et désespérément contre une immigration qui mettra un jour la Palestine et tous ses habitants Arabes sous pouvoir juif. Ce que les Arabes ne peuvent pas faire, c’est calculer et comprendre qu’une immigration de 60.000 [Juifs] par an veut dire un État juif dans toute la Palestine. »

 

Ben Gourion, en 1938 :

« Lorsque, à la suite de la création d’un État, nous serons devenus une force puissante, nous abolirons le partage et nous nous étendrons sur la totalité de la Palestine…. L’État ne sera qu’une étape dans la réalisation du sionisme et sa tâche est de préparer le terrain à l’expansion. L’État devra préserver l’ordre, pas seulement en prêchant la moralité, mais avec des mitrailleuses, si nécessaire. »

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En 1939, l’opposant de droite à Ben Gourion, Vladimir Jabotinsky, déclara : « Il n’y a pas d’alternative : les Arabes doivent faire de la place aux juifs d’Eretz Israël. Si on a pu déplacer les peuples baltes, on peut déplacer les Arabes palestiniens. »

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Mars 1944

Tabenkin, Yitzhak (1887-1971)

Un des fondateurs du mouvement des kibboutz, résumant l’objectif impérial :

« Notre objectif est la totalité de la Terre d'Israël sur les deux rives du Jourdain, dont les frontières sont: du Liban au Sinaï, du désert à la mer. Tout cela devrait devenir un État juif, dédié à la renaissance juive. ... [j’espère] qu'un jour les Arabes se contenteront de changer de lieu de résidence et partiront d'ici vers un autre lieu. ».

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Menahem Begin (futur Premier ministre), en 1947 :

« Le partage de la Palestine est illégal. Il ne sera jamais reconnu […..] Jérusalem a été, est et sera toujours notre capitale. Le Grand Israël sera restauré pour le peuple d’Israël. En entier. Et pour toujours. »

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8 juin 1947

Ben Gourion, David (1886-1973)

Devant la commission de l’ONU (UNSCOP) venue enquêter en Palestine :

« Nous sommes disposés à accepter la création d'un État juif sur une partie significative de la Palestine, tout en affirmant notre droit sur toute la Palestine. »

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9 juin 1947

Maimon, Yehuda Leib (Fishman) (1875-1962)

Rabbin, membre de l'Agence Juive pour la Palestine, dans son témoignage devant la commission d'enquête de l'ONU en 1947 :

« La Terre promise s'étend du Nil à l'Euphrate. Elle comprend des parties de la Syrie et du Liban. »

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Déclaration de presse du groupe terroriste sioniste Irgoun, sous les ordres du futur Premier ministre israélien, Menahem Begin, le 13/04/48, à propos du massacre de Deir Yassin, perpétré par ce même groupe quatre jours plus tôt, au cours duquel, avec l’approbation et le soutien de la Haganah, des hommes, des femmes et des enfants ont été alignés, photographiés et exécutés en raison de leur appartenance ethnique : « Nous avons l’intention d’attaquer, de conquérir et de garder tant que nous l’aurons l’ensemble de la Palestine et de la Transjordanie sous forme d’un Grand État juif. Cette attaque est une première étape. »

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Le 12 mai 1948, trois jours avant la création officielle de l’État d’Israël, David Ben Gourion a déclaré : « Si nos forces sont suffisantes, pourquoi nous condamnerions-nous à un plus petit État ? »

Eh bien là, au moins, les choses sont très claires, la suite de l’histoire était écrite. Elle porte la guerre contre les Palestiniens. L’État d’Israël en porte l’entière responsabilité. Il est l’agresseur, les Palestiniens sont leurs victimes. Depuis, quelles que soient leurs formes de résistance, les Palestiniens sont en état de légitime défense. Comme l’a d’ailleurs reconnu l’ONU, à travers plusieurs de ses résolutions, dont la 45/130 de décembre 1990.

 

24 mai 1948

Ben Gourion, David (1886-1973)

Dans ses notes personnelles. Plus ivre de pouvoir que jamais après une rencontre avec ses conseillers, il anticipe déjà la Guerre de Six jours en 1967 :

« Nous devons nous préparer à l'offensive. Notre but est d'écraser le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Le talon d'Achille de la coalition arabe est le Liban. La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle et peut facilement être renversée. Un État chrétien doit y être instauré avec, comme frontière sud, le fleuve Litani. Nous devrons signer un traité d’alliance avec cet État. Ainsi, lorsque nous aurons brisé la force de la Légion Arabe et bombardé Amman, nous pourrons anéantir la Transjordanie, et après la Syrie tombera. Et si l'Égypte osait nous faire la guerre, nous bombarderons Port Saïd, Alexandrie et Le Caire. Et ainsi, nous finirons la guerre et nous réglerons les comptes de nos ancêtres avec l’Égypte, l’Assyrie et Aram. »

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En juin 1948, Moshé Sharett, ministre des Affaires étrangères israélien, qui fut ensuite président d’Israël, déclare : « L’événement le plus spectaculaire dans l’histoire contemporaine de la Palestine –plus spectaculaire dans un sens que la création de l’État juif est l’évacuation en masse de sa population arabe qui a entraîné avec elle également des milliers d’Arabes de régions menacées et/ou occupées par nous en dehors de nos frontières…. Après la création de l’État, qui fera de nous une force puissante, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur toute la Palestine….. Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais dans leurs maisons. Les vieux mourront et les jeunes oublieront. »

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16 août 1948

Ben Gourion, David (1886-1973)

Développe ses visions dans une interview à Times Magazine :

«Il y a 11 millions de Juifs dans le monde. Je ne dis pas qu’ils viendront tous ici, mais je m’attends à plusieurs millions et, avec l’augmentation naturelle, je peux bien imaginer un État juif de 10 millions. Q : Un tel nombre peut-il être accueilli dans les frontières d’Israël du partage de l’ONU ? R : J’en doute … Nous n’aurions pas mené cette guerre dans le seul but de jouir de cet État minuscule. »

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En mars 1949, la CIA écrit un rapport au titre prophétique, à propos de l’absence de frontières du nouvel État israélien, « Un désastre à longue portée » :

« L’établissement de l’État d’Israël par la force, avec intimidations adressées aux gouvernements arabes par les États-Unis et l’URSS signifie que la victoire israélienne dans la bataille est complète, mais qu’elle n’a rien résolu. Si des frontières quelles qu’elles soient, avaient été imposées à un État israélien et garanties par les grandes puissances, la paix aurait pu être rétablie dans la région. Au contraire, nous avons actuellement un État victorieux qui n’est limité par aucune frontière et qui est déterminé à ce qu’aucune limite étroite ne lui soit fixée. Le Proche-Orient est confronté à la perspective quasi certaine, émanant d’Israël, d’une perturbation profonde et croissante qui pourrait bien durer des décennies. »

La CIA a bien vu. Nous en sommes à la 8e décennie.

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12 fév. 1952

Dayan, Moshe (1915-1981)

Ministre de la Défense et des Affaires Etrangères d’Israël, le 12 février 1952 sur Radio Israël :

« C’est à la charge du peuple de préparer la guerre, mais c’est à l’armée Israélienne de mener le combat avec l’objectif ultime d’ériger l’Empire d’Israël. »

 

16 mai 1954

Dayan, Moshe (1915-1981)

Chef d'État-Major israélien, pour qui dépecer le Liban est un jeu d’enfant :

« Tout ce dont nous avons besoin, c’est de trouver un officier, ne fût-ce qu’un capitaine, de le rallier à nous ou de l’acheter pour qu’il se déclare sauveur de la population maronite. Alors Israël entrera au Liban, occupera le territoire nécessaire et établira un gouvernement chrétien qui s’alliera à Israël. La région au sud du fleuve Litani sera annexée en totalité par Israël et tout ira bien. »

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26 mai 1955

Sharett, Moshe (1894-1965)

Ministre des affaires étrangères, 1948-1956, et Premier Ministre 1954-1956, commentant les propos de Moshe Dayan sur le souhait d’une nouvelle guerre :

« Les conclusions des paroles de Dayan sont claires : Israël n'a pas d'obligations internationales et pas de problèmes économiques. La question de la paix n'existe pas. Le glaive doit être l'instrument principal, sinon unique, d'Israël pour maintenir son moral élevé et garder sa tension morale. Dans ce but, Israël doit inventer des dangers en adoptant la méthode "provocation et revanche." Et, par- dessus tout, souhaitons une nouvelle guerre avec les pays arabes, de manière à ce que nous nous débarrassions de nos problèmes et acquérions notre espace. Comme l'a dit Ben Gourion, cela vaudrait le coup de payer un million de livres sterling à un Arabe juste pour lancer une guerre. »

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12 oct. 1955

Begin, Menahem (1913-1992)

Terroriste un jour… alors leader du parti Hérout, futur Premier ministre, déclare devant le parlement israélien :

« Je crois profondément qu’il faut lancer une guerre préventive contre les États arabes, sans autre hésitation. Par ce moyen nous parviendrons à deux buts : d’abord, l’anéantissement du pouvoir arabe, ensuite, l’expansion de notre territoire. »

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1956

Sharett, Moshe (1894-1965)

2eme Président « modéré » d’Israël, dans ses cahiers, peu avant sa démission en 1956 :

« J’ai appris que l’État d’Israël ne peut pas être dirigé dans notre génération sans tromperie et aventurisme. Ce sont des faits historiques qu’on ne peut pas altérer. À la fin, l’histoire justifiera à la fois les stratagèmes et les tromperies et les actes d’aventurisme. Tout ce que je sais, c’est que moi, Sharett, Moshe, j’en suis incapable, et que par conséquent je ne suis pas apte à diriger ce pays. »

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10 août 1967

Dayan, Moshe (1915-1981)

Ouvrant la voie à toutes les annexions au lendemain de la Guerre des Six jours :

« Prenez la Déclaration américaine de l'Indépendance. Elle ne contient aucune mention des limites territoriales. Nous ne sommes pas obligés de fixer les limites de l'État. »

 

5 mai 1968

Dayan, Moshe (1915-1981)

Alors Ministre de la défense, devant les jeunes des kibboutz réunis sur le plateau du Golan :

« Nos pères avaient atteint les frontières reconnues dans le plan de partition. Notre génération avait atteint les frontières de 1949. La génération de la guerre des Six jours a maintenant porté ces frontières à Suez, en Jordanie et sur ces hauteurs du Golan. Ce n'est pas la fin. Car après les lignes de cessez-le-feu actuelles, il y en aura de nouvelles, qui s'étendront au-delà de la Jordanie et peut-être au Liban et aussi loin que la Syrie. »

 

1969

Dayan, Moshe (1915-1981)

Deux ans après la conquête de 1967, annonce déjà le projet d’annexions :

« Les colonies établies dans les territoires y sont pour toujours, et les frontières futures incluront ces colonies comme des parties d’Israël. »

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27 sep.1972

Meir, Golda (1898-1978)

Première ministre, s’adressant à des immigrants juifs d’URSS dans les hauts du Golan :

« La frontière [d’Israël] est là où les Juifs vivent, pas où il y a une ligne sur la carte. »

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Nov. 1990

Shamir, Yitzhak (1915-2012)

Déclaration de l’ancien Premier ministre, à un service en mémoire des anciens leaders du Likoud à Tel Aviv :

« Les anciens leaders de notre mouvement ont légué un message clair de conserver Eretz Israël de la mer au Jourdain pour les générations futures, pour la grande aliya [immigration], et pour le peuple juif, qui sera entièrement rassemblé dans ce pays. »

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13 avr. 2001

Sharon, Ariel (1928-2014), interviewé par Ari Shavit :

« La guerre d'indépendance n'est pas terminée. Non. 1948 n'était qu'un chapitre. Si vous me demandez si l'État d'Israël est capable de se défendre aujourd'hui, je dirai oui, absolument... Mais vivons-nous en sécurité ? Non. Et c'est pourquoi nous ne pouvons pas dire que nous avons terminé le travail et que nous pouvons nous reposer sur nos lauriers. »

 

10 nov.2001

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1973

Sharon, Ariel (1928-2014)

En réponse, en 1973, au journaliste Winston Churchill, petit-fils du Premier ministre lui demandant que faire des Palestiniens :

« Nous en ferons un sandwich au pastrami. On insérera une couche de colonies juives entre les Palestiniens, et puis une autre au travers de la Cisjordanie, si bien qu’en 25 ans, ni les Nations Unies, ni les USA, personne, ne sera capable de démonter ça. »

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28 avr. 2011

Kahlon, Moshe (1960-)

Ministre des Finances, alors ministre des Communications, lors d’un meeting avec les jeunes du Likoud, sur ce qu’Israël devrait faire si les Palestiniens déclarent leur indépendance. :

« Nous devrions annexer tous les territoires le jour même. »

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24 mai 2011

Regev, Miri (1965-)

Ministre de la Culture et des Sports puis des Transports, rappelant l’objectif du sionisme :

« La Terre d’Israël appartient au peuple juif, et pas seulement aux Juifs qui vivent sur cette terre. »

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11 jui. 2014

Netanyahu, Benyamin (1949-)

Lors d’une conférence de presse, a explicité clairement qu’il ne pourrait jamais, en aucun cas, approuver un État palestinien pleinement souverain en Cisjordanie :

« Je pense que le peuple israélien comprend maintenant ce que j’ai toujours dit : il ne peut pas y avoir de situation, sous aucun accord, dans laquelle nous renonçons au contrôle sécuritaire sur le territoire à l’ouest de la rivière Jourdain. »

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15 juil. 2014

Feiglin, Moshe (1962-)

Colon en Cisjordanie, dirigeant de Manhigut Yehudit (Leadership juif), une émanation du Likoud, pour qui la « solution » n’est autre que le nettoyage ethnique des deux millions de Palestiniens de Gaza :

« Attaquer tout le "réservoir de cibles" de Gaza avec la force maximale des Forces de Défense Israéliennes (FDI) (et non une infime partie de celle-ci), avec tous les moyens conventionnels à sa disposition. Toutes les cibles militaires et infrastructurelles seront attaquées sans tenir compte des "boucliers humains" ou des "dommages environnementaux". Il suffit de frapper des cibles exactes et de les avertir à l'avance. Parallèlement à ce qui précède, un siège total de Gaza. Rien ne pourra entrer dans la zone... Une fois que les FDI auront achevé d'"adoucir" les cibles avec leur puissance de feu, les FDI conquerront tout Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires pour minimiser tout dommage à nos soldats, sans autre considération. Gaza fait partie de notre Terre et nous y resterons pour toujours... Après l'élimination de la terreur à Gaza, elle fera partie de l'Israël souverain et sera peuplée de Juifss. Cela permettra également d'atténuer la crise du logement en Israël. »

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