croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu
8 Février 2026
INTRODUCTION
En décembre dernier, j’ai publié huit posts sous le titre ironique « Mes constipations verbales », en réaction aux défaillances intellectuelles de mes contradicteurs, rebutés par la lecture de longs textes. Ces posts ont consisté en la distillation de citations tirées de la bible du mouvement sioniste, écrite en 1896 par Theodor Herzl, sous le titre : « L’État juif ». C’était un journaliste et écrivain austro-hongrois, juif, mais athée, fondateur avec d’autres juifs athées du mouvement sioniste, en 1897.
Avant même la publication de ces huit posts, constituant la première partie, et démontrant déjà le caractère colonialiste et raciste du sionisme, j’annonçais une seconde partie, renforçant ma démonstration en pire de ce qu’est la réalité du sionisme, pas seulement théorique, mais appliqué.
Le moment est donc venu que je commence à publier la suite de ces huit posts.
La matière est tellement dense que mes publications vont s’étaler sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sous le titre générique : Le sionisme dans toute son horreur. Pour ce faire, j’ai confectionné des fiches thématiques dont chacune, outre le titre générique, sera sous-titrée. Une même citation pourra apparaître dans plusieurs fiches. Au fil des années précédentes, j’ai déjà publié un certain nombre de ces citations. Toutefois, elles sont très minoritaires. La grande majorité des citations que je vais publier est donc inédite, mais j’en garantis l’authenticité.
Pour vous donner une idée du contenu de ces fiches, je vous donne le titre ou l’esprit d’un certain nombre d’entre elles. La première est titrée : « Les invraisemblances de l’Ancien Testament », la deuxième : « Ancien Testament, racine du sionisme ». Les suivantes rassembleront les citations démontrant que l’apartheid est dans les gènes du sionisme, que sionisme et nazisme présentent de nombreux points communs, que sionistes et nazis ont fait bon ménage, que le racisme existe entre juifs ashkénazes et juifs orientaux, que les Palestiniens sont animalisés, que le droit international condamne le sionisme, que l’invocation de l’antisémitisme est une arme de propagande,…..
1- LES INVRAISEMBLANCES DE L’ANCIEN TESTAMENT
Au commencement était le verbe dit l’adage tiré de l’Évangile selon Jean. Pour les sionistes juifs, au commencement est l’Ancien Testament. Pour eux, l’AT est un livre d’histoire incontestable, dicté par leur dieu. Ses commandements s’imposent donc à eux, mais aussi à ceux qui ont un autre dieu ou qui n’en ont pas. Pour l’éternité. Pour les sionistes juifs, ces commandements sont assimilés à un plan cadastral et à un titre de propriété, octroyant aux Juifs la propriété de ce qu’ils appellent la Terre promise et qui est le Grand Israël, dont les limites vont bien au-delà de celles de l’actuel territoire d’Israël-Palestine.
Mais il y a un petit hic, l’AT n’est pas un livre d’histoire. C’est une succession de récits anonymes, écrits plusieurs siècles après ce qui y est raconté. Rien n’y est authentique. Qu’importe pour les sionistes juifs. Tous leurs faits et gestes, aujourd’hui, sont justifiés par ce qui est écrit dans l’AT.
La suite de cette fiche démontre que, non seulement l’AT n’est pas un livre d’histoire, que rien n’y est prouvé, mais qu’en plus, bien de ses affirmations sont totalement invraisemblables.
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Pour commencer, je laisse la parole à John Romer, britannique, de sept mois mon aîné, célèbre historien et archéologue, donc égyptologue, qui en 1988 a écrit un gros ouvrage : « La Bible et l’histoire ». Avec ses moyens de scientifique, il démontre et démonte toutes les invraisemblances contenues dans la Bible. Dans l’Ancien Testament, plus particulièrement.
Je publie ci-après, deux grands extraits de son livre. Le premier porte plus spécifiquement sur le départ d’Égypte des Hébreux et sur sa datation. Le second est consacré à la traversée du Sinaï par les Hébreux.
Dans les deux situations, Romer relève de manière imparable toutes les invraisemblances de l’AT.
. Voici le premier extrait :
« Le récit englobe tant de détails réalistes et se charge de tels symboles moraux qu’il y a eu -comme on pouvait à bon droit s’y attendre- de nombreuses tentatives pour faire de l’Exode un événement réel et l’intégrer dans l’histoire de l’Antiquité. Pourtant, à part le texte biblique, aucun document d’archives découvert à ce jour ne mentionne la personne de Moïse, l’assujettissement d’Israël ou l’occurrence d’un quelconque exode, ce qui est tout à fait surprenant, étant donné la seule importance en nombre de cette émigration. La Bible, en effet, dit que plus de six cent mille personnes quittèrent le territoire égyptien, soit entre 20 et 25 % de la population totale du pays. C’était là un bouleversement de nature à engendrer des conséquences socio-économiques d’une telle ampleur (surplus alimentaire, diminution brutale de la population active, etc.) qu’il aurait dû laisser des traces dans les documents administratifs qui, certes, n’ont pas tous été sauvés des injures du temps mais demeurent néanmoins fort nombreux et extrêmement détaillés.
Le texte de la Bible montre la préoccupation de donner pour l’Exode une datation précise : « La durée du séjour des fils d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans » (Exode, XII, 40). Avec ce chiffre, un petit exercice de calcul mental permet, sinon de fixer précisément la date de l’Exode, du moins de situer l’événement à une date supposée être « la première possible ». Le plus ancien texte connu portant mention de l’existence d’Israël en Terre promise remonte à 1207 avant Jésus-Christ. En ajoutant à ce chiffre celui de 40 pour les années d’errance dans le désert du Sinaï et celui de 430 pour celles passées en Égypte, on arrive à trouver pour « première date possible » de l’Exode l’année 1677 avant Jésus-Christ. Résultat immédiatement et formellement contredit par un autre texte biblique qui raconte le départ des Israélites : « Les fils d’Israël partirent de Ramsès pour Soukkoth, environ six cents milliers de fantassins » (Exode, XII, 37). La ville en question est bien celle qui est située dans le delta du Nil (cf p. 66) et fut fondée par Ramsès II. Or, ce monarque vécut quatre siècles après la date calculée ci-dessus. À l’époque de l’Exode cette ville n’existait pas encore. On va donc partir du principe que le chiffre de 430 années pour le séjour en Égypte est inexact et revenir à la case départ : 1207 avant Jésus-Christ. En ajoutant à cette date les 40 années d’errance, on obtient une autre « première date possible » : 1247 avant Jésus-Christ. Mais il est bien connu que le règne de Ramsès II est compris entre 1279 et 1212 avant Jésus-Christ. On peut donc encore réduire la marge d’erreur de 32 années et arriver à dater l’Exode à une période qui se situerait entre 1279 et 1247 avant Jésus-Christ. »
. Voici le 2nd extrait sur la traversée du Sinaï :
« Les étendues désertiques du Sinaï où se sont déroulées les fameuses années d’errance semblent le lieu idéal pour en conserver ne serait-ce que quelques traces. Mais pas plus que les dates, les sables n’apportent de vraies précisions. Pourtant en ce lieu, les conditions climatiques ont conservé jusqu’au moindre vestige des anciens campements bédouins et des rares villages situés près des gisements de minerais et vieux de cinq mille ans. De Moïse et des Israélites qui auraient été –et de loin !- la population la plus nombreuse à vivre dans ces solitudes du désert, il ne reste pas une seule empreinte. Mais on se demande aussi comment une telle multitude aurait pu y survivre, même l’espace d’une semaine, puisque le Sinaï ne possède que d’infimes ressources en eau. Les pasteurs protestants qui, au 19e siècle, étaient nombreux à partir en expédition « sur les pas de Moïse » furent prompts à constater le fait. « Fuyant les rigueurs de l’hiver anglais pour un pays qui appartient aux troupeaux et aux nomades, avec la Bible pour seul guide », comme dit l’un d’eux, ils ne tardèrent pas à remarquer que la version biblique de l’Exode présentait quelques incohérences une fois qu’on était sur le terrain et que, dans ce pays perdu, le livre saint n’était pas un guide vraiment fiable. Le récit que déroule le livre de l’Exode va à l’encontre de toute expérience du voyage. En fait, plus on l’étudie de près, et moins il semble cadrer avec l’ensemble de l’histoire de l’Antiquité.
Si l’on souhaitait, à tout prix, trouver des preuves pour étayer l’épisode de l’Exode, il faudrait d’abord commencer par extraire du texte toutes les petites phrases qui n’expriment que des probabilités, puis écarter tout ce qui relève dans les informations qu’il contient –comme le chiffrage fictif de six cent mille pour les Israélites- en tenant compte que les auteurs des textes de l’Antiquité ne résistaient pas plus que les journalistes contemporains à la tentation de gonfler les chiffres ! Mais alors, faudrait-il aussi rejeter du narratif tous les éléments de fantastique, les fléaux prédits par Moïse, la traversée miraculeuse de la mer Rouge et la colonne de feu avec laquelle Yahvé guide son peuple ? Privée de cet apport de merveilleux, l’histoire serait dépourvue de tout sens et qu’en resterait-il, à part un récit sans grand intérêt, à la composition bancale, retraçant les aventures de quelque peuplade « primitive » d’une incroyable crédulité et, devant leur dieu, plus fanatiques que fidèles ? »
N’excluons pas toutefois l’hypothèse du copiste zélé qui aurait mentionné la ville de Ramsès à une date ultérieure dans le souci de donner une précision géographique supplémentaire, tout comme la notation « des Chaldéens » qui complète le nom de la ville d’Our est un ajout au texte de la Genèse (cf. p. 24) »
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Shlomo Sand, historien israélien juif et antisioniste, dans son livre « Comment le peuple juif fut inventé » va dans le même sens que John Romer. Il écrit :
Page 162 : « Benjamin Mazar, qui cherchait à préserver l'essence historique de la Bible, dut sacrifier sa chronologie et « déplacer » les récits des patriarches à une période plus tardive ; il arriva à la conclusion qu'ils « semblent correspondre en règle générale à la fin de la période des juges et au début de la royauté.
D'autres chercheurs non israéliens, avec à leur tête l'audacieux Américain Thomas Thompson, discernèrent très tôt le manque de logique de cette datation déconcertante, tout comme le défaut de crédibilité de la périodisation précédente d'Albright et de ses disciples2. Ils proposèrent à la place de considérer l'ensemble des récits des patriarches comme un recueil d'inventions littéraires tardives de théologiens brillants. En effet, la profusion de détails, de références et de noms -ceux des tribus et des peuplades voisines- montre que nous ne nous trouvons pas devant un vague mythe populaire reproduit et « amélioré » avec le temps, mais que nous avons affaire à une écriture idéologique consciente d'elle-même, apparue plusieurs siècles plus tard. Plusieurs noms cités dans la Genèse sont en fait apparus au VIIe et même au VIe siècle avant J.-C. Les auteurs possédaient une connaissance parfaite des royaumes assyrien et babylonien érigés, on le sait, longtemps après la première «montée» supposée en Israël, au XXe siècle avant J.-C. »
Page 164 : « Canaan était au XIIIe siècle avant J.-C, époque de la supposée «sortie d'Egypte», sous le contrôle des pharaons, encore tout-puissants. Moïse aurait donc conduit les esclaves libérés d'Egypte en Egypte. Si nous nous fondons sur la Bible, il aurait guidé dans le désert six cent mille combattants, soit près de trois millions d'âmes, pendant quarante ans. En dehors du fait qu'il était totalement impossible qu'une population de cette ampleur puisse quitter son lieu de résidence et errer dans le désert pendant aussi longtemps, un tel événement aurait dû laisser des traces épigraphiques ou archéologiques quelconques. Il était d'usage, dans le royaume d'Egypte, de mentionner chaque événement avec une grande précision et nous possédons de nombreux documents sur la vie politique et militaire dans l'Empire. Nous connaissons même les incursions de groupes de bergers nomades sur les terres du royaume. Le problème est que l'on n'a retrouvé aucune référence ou allusion à des « fils d'Israël » qui y auraient vécu, se seraient révoltés ou en seraient sortis à une quelconque époque. La ville de Pithôm dont parle le récit biblique (dans l’Exode –RM) apparaît bien dans une source externe précoce, mais elle ne devint une localité importante qu'à la fin du VIIe siècle avant J.-C. On n'a jusqu'ici pas encore trouvé, dans le désert du Sinaï, de vestiges témoignant du passage d'une quelconque population importante à la période supposée, et l'emplacement du fameux mont « Sinaï » n'a pas encore été « découvert ». Les sites d'Etsion Gever et d'Arad, évoqués dans le récit du périple nomade, n'existaient pas encore véritablement à cette période et ne sont apparus comme localités permanentes et florissantes que beaucoup plus tard.
Après quarante années d'errance, le « peuple d'Israël » arriva devant le pays de Canaan et en fit la conquête fulgurante. Sur ordre divin, il extermina la plus grande partie de la population locale et fit de ceux qui restèrent des bûcherons et des puisatiers. Après la conquête, le peuple, unifié sous la conduite de Moïse, se divisa en tribus séparées (comme ce fut le cas plus tard pour la fédération des douze cités grecques), lesquelles se partagèrent l'ensemble du territoire. Par bonheur, cette colonisation féroce, rapportée en un récit haut en couleur, dans le Livre de Josué, comme l'un des premiers génocides, n'a jamais eu lieu. La fameuse conquête de Canaan fut en effet l'un des mythes totalement réfutés par la nouvelle archéologie. »
Page 165 : « L'histoire de la conquête de Canaan a commencé à être remise en question dès les années 1920 et 1930 par des chercheurs de la Bible allemands, tels Albrecht Alt et Martin Noth. Dans les années 1960 et 1970, les Américains George Mendenhall et Norman Gottwald ont continué sur leurs traces en ajoutant à ces questionnements des hypothèses sociohistoriques nouvelles sur l'apparition des Hébreux dans la région. »
Page 167 : « Le développement de la technologie de datation au carbone 14 a confirmé la douloureuse conclusion : la construction colossale de la région Nord n'a pas été édifiée par Salomon, mais à la période du royaume d'Israël. Il n'existe en fait aucun vestige de l'existence de ce roi légendaire dont la Bible décrit la richesse en des termes qui en font presque l'équivalent des puissants rois de Babylone ou de Perse. »
Page 168 : « Mais l'antique texte « national » était trop ancré pour que l'on y renonce, et l'on a donc su surmonter l'obstacle de ces petits faits « indésirables » au moyen d'explications vagues et évasives. »
Page 169 : « En conclusion, d'après les hypothèses de la plupart des nouveaux archéologues et chercheurs, le glorieux royaume unifié n'a jamais existé, et le roi Salomon ne possédait pas de palais assez grand pour y loger ses sept cents femmes et ses trois cents servantes. Le fait que ce vaste empire n'ait pas de nom dans la Bible ne fait que renforcer ce point. Ce sont des auteurs plus tardifs qui inventèrent et célébrèrent cette immense identité royale commune, instituée, évidemment, par la grâce d'un Dieu unique et avec sa bénédiction. Avec une imagination riche et originale, ils reconstituèrent de même les célèbres récits de la création du monde et du terrible déluge, des tribulations des patriarches et du combat de Jacob avec l'ange, de la sortie d'Egypte et de l'ouverture de la mer Rouge, de la conquête de Canaan et de l'arrêt miraculeux du soleil à Gibeon. »
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Jacques Attali dans : « Les Juifs, le monde et l’argent » : « Si l’on ne peut affirmer en toute certitude l’existence d’un peuple hébreu avant qu’il arrive en Canaan – il y a plus de trois mille deux cents ans –, on ne peut en raconter l’histoire sans s’intéresser à la façon dont lui-même se souvient de son épopée antérieure. Même s’il n’existe aucune preuve matérielle des événements que raconte son Livre sacré, ceux-ci resteront pour les Hébreux, au long des siècles, une source d’inspiration morale, politique, économique et sociale, un guide des comportements quotidiens, une leçon de vie, de courage, un acte d’espérance dans le royaume de Dieu. »
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2- ANCIEN TESTAMENT, RACINE DU SIONISME
Les invraisemblances de l’Ancien Testament n’empêchent pas les sionistes, même athées, de se réclamer constamment de son contenu pour justifier, depuis 1897, la colonisation de la Palestine.
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De Jacques Attali dans : « Les Juifs, le monde et l’argent » : « La terre de Canaan où arrive Abram est un pays riche ; par là passent toutes les caravanes en route vers l’Asie. Elle est morcelée en une mosaïque de petites cités-États sous la tutelle de l’Égypte,…. »
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La citation qui suit émane de Ben Gourion, soi-disant de gauche et athée. Cette citation est extraite du New York Time du 8 janvier 1937. Ben Gourion déclare : « La Bible est notre mandat pour nous EMPARER (majusculé par RM) de la Palestine. » Le mot mandat est utilisé en référence au mandat confié par la SDN (Société des Nations, ancêtre de l’ONU) à la Grande Bretagne pour gérer la Palestine.
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Texte de la prise de position de Gandhi, en date du 26/11/1938, extrait de Ma Non-violence : « Mais ma sympathie ne me rend pas aveugle aux exigences de la justice. L’appel à un foyer national pour les Juifs ne me séduit guère. La légitimité en est recherchée dans la Bible et dans la ténacité dont les Juifs ont fait preuve pour un retour en Palestine. Pourquoi ne pourraient-ils pas, comme les autres peuples sur Terre, faire leur foyer de la terre où ils sont nés et où ils gagnent leur vie ? La Palestine appartient aux Arabes de la manière dont l’Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il est injuste et inhumain d’imposer les Juifs aux Arabes. Ce qui se passe en Palestine, de nos jours, ne saurait être justifié au nom d’un quelconque code moral de conduite. Les mandats n’ont pas d’autre justification que la dernière guerre mondiale. Ce serait à n’en pas douter un crime contre l’humanité de contraindre ces Arabes si justement fiers à ce que la Palestine soit remise aux Juifs en tant que leur foyer national, que ce soit partiellement ou en totalité.
Une alternative plus noble serait d’insister sur un traitement équitable des Juifs où qu’ils soient nés et où qu’ils aient été élevés. Les Juifs nés en France sont Français dans l’exact sens où les Chrétiens nés en France le sont. Si les Juifs n’ont pas d’autre foyer national que la Palestine, vont-ils accepter l’idée de devoir être contraints à quitter les autres parties du monde où ils sont installés ? Ou bien voudront-ils une double patrie, où ils puissent demeurer selon leur bon plaisir ? La revendication d’un foyer national pour les Juifs ne fait qu’offrir sur un plateau une justification présentable à l’Allemagne qui expulse ses Juifs… »
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1er jan. 1948
Ben Gourion, David (1886-1973)
Exposant sa doctrine des représailles : « Il faut des réactions fortes et cruelles. Nous avons besoin de précision sur le temps, le lieu et les victimes. Si nous connaissons la famille, [nous devons] frapper sans pitié, femmes et enfants inclus. Sinon, la réaction est insuffisante. Sur le lieu de l’action, il n’y a pas lieu de distinguer entre coupable et innocent. »
J’ai choisi de mettre cette citation, émanant de Ben Gourion, dans cette fiche parce qu’elle me renvoie aux pires exactions des Hébreux, exigées par Yahweh, le dieu des Hébreux, dans l’Ancien Testament, à l’encontre des Cananéens. Cette déclaration évoque irrésistiblement le terrible : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » prononcé par l’abbé cistercien, Arnaud Amaury, lors de la croisade des Albigeois.
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En 1949, Arthur Koestler (1905-1983), écrivain hongrois juif et sioniste, écrivait : « La déclaration Balfour (de novembre 1917 –RM) constitue un des documents politiques les plus improbables de tous les temps. C'est un document par lequel une première nation promettait solennellement à une seconde nation le pays d'une troisième nation. Aucun plaidoyer ne saurait en rien diminuer l'originalité du procédé. Il est vrai que les Arabes vivaient en Palestine sous la domination turque, mais ils y vivaient depuis des siècles et il ne fait pas de doute que ce pays était le leur, au sens généralement admis du mot. Il est vrai que les Arabes disposaient d'immenses territoires mal peuplés et que les juifs n'en avaient aucun ; que les Arabes étaient un peuple arriéré [sur le plan matériel] et les juifs un peuple avancé [sur le même plan], et que ceux-ci prétendaient avoir reçu le pays en partage trois mille ans plus tôt, de la main même de Dieu, qui ne le leur avait retiré que temporairement. Mais jamais auparavant dans l'histoire, des arguments de cette nature n'avaient amené une grande puissance à une initiative aussi extravagante. »
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1950
Ben Gourion, David (1886-1973)
Dans un écrit montrant sa totale identification entre “spiritualité” et nationalisme
« Le retour à Sion et à la Bible est l’expression suprême de la renaissance du peuple juif (…) et plus le retour est complet, plus nous serons proches d’un Salut politique et spirituel complet. »
1956
Ben Gourion, David (1886-1973)
Conversation avec Nahum Goldmann
« Je ne comprends pas votre optimisme. Pourquoi les Arabes feraient-ils la paix ? Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. C'est vrai que Dieu nous l'a promis, mais en quoi cela les intéresse-t-ils ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous venons d’Israël, c’est vrai [sic], mais il y a deux mille ans, qu’est-ce que c’est pour eux ? Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais est-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l'accepteraient-ils ? Ils l’oublieront peut-être d’ici une ou deux générations, mais pour le moment il n’y a aucune chance. Alors c’est simple : nous devons rester forts et avoir une armée puissante. Toute notre politique est là. Sinon les Arabes nous balaieront. »
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10 août 1967
Dayan, Moshe (1915-1981)
Dans une déclaration rapportée par le Jerusalem Post, caressant le rêve sioniste de « tout garder » après la guerre des six jours
« Si on possède la Bible, si on se considère comme le peuple de la Bible, il faut aussi posséder les terres bibliques, celles des juges et des patriarches, de Jérusalem, de Hébron, de Jéricho et d'autres lieux également. Je n’énonce pas pour autant un programme politique mais, ce qui est plus important, le moyen de réaliser le rêve ancestral d’un peuple. L’étranger doit comprendre que, outre l’importance stratégique que revêt pour Israël le Sinaï, les hauteurs du Golan, le détroit de Tiran et les montagnes situées à l’ouest du Jourdain, ces régions se situent au coeur de l’histoire juive. »
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15 oct. 1971
Meir, Golda (1898-1978)
Première ministre à l’époque, Golda Meir, quoiqu’athée, se fait sa religion quand il s’agit de justifier Israël :
« Ce pays existe comme l’accomplissement d’une promesse faite par Dieu lui-même. Il serait ridicule de lui demander de rendre compte de sa légitimité. »
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12 avr. 2001
Yossef, Ovadia (1920-2013)
Grand rabbin séfarade d’Israël, lors d’un sermon :
« Puisse le Nom Divin répandre le châtiment sur les têtes arabes, et faire égarer leur semence, et les annihiler. Il est interdit d’avoir pitié d’eux. Nous devons leur lancer des missiles avec joie et les annihiler. Ils sont malfaisants et damnés. »
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4 oct. 2019
Smotrich, Bezalel (1980-)
Ministre des transports, dans une attaque contre les législateurs arabes d’Israël.
« Les Juifs ont été les hôtes les plus accueillants depuis les jours de notre patriarche Abraham, et voilà pourquoi vous [les Palestiniens] êtes toujours présents. Du moins jusqu’ici. »
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Delphine Horvilleur dans : « Comment ça va pas »
« Si Jacob ne devient pas Israël, alors il devient Ésaü, un homme de la force qui ne connaît qu’elle, et ne vit que par elle, un homme qui idolâtre la terre et soumet ses habitants. Moi, petite juive de diaspora, héritière des Jacob boiteux de l’Histoire, je regarde ce pays que j’aime, et je redoute par-dessus tout son « Ésaü-isation ». Je voudrais tant qu’il sorte de cette nuit autrement. Transformé par sa blessure. »
Désolé, Madame Horvilleur, mais l’« Ésaü-isation » est réalisée et bien au-delà par le gouvernement génocidaire de Netanyahou.
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3- LE DROIT INTERNATIONAL POUR BOUSSOLE
Comme toujours, dans tous les débats que j’entreprends, aussi bien oraux qu’écrits, je m’efforce de commencer par ses fondamentaux et/ou de partir de ses causes, les plus en amont possible. En l’espèce, dans ce débat sur les ressorts du sionisme, le plus en amont possible, c’est l’Ancien Testament (dont les cinq premiers livres constituent la Torah pour les juifs et le Pentateuque pour les chrétiens). Il est au cœur de mes deux premières publications, d’avant-hier et d’hier. Ensuite, c’est l’ouvrage fondateur du mouvement sioniste : « L’État juif », écrit en 1896, par Theodor Herzl. J’en ai tiré huit publications sur FB, en décembre dernier. Arrivent enfin les décisions et documents constitutifs du droit international. En l’espèce, la déclaration Balfour faite en novembre 1917, puis toutes les résolutions de l’ONU censées acter et encadrer la création de deux nouveaux États : l’État juif israélien, l’État arabe palestinien, et le statut particulier de Jérusalem, depuis mai 1948.
Pour des raisons évidentes de longueur, je me contente de ne publier que les liens internet des principales résolutions de l’ONU, parmi d’innombrables, traitant d’Israël-Palestine, auxquelles j’ajoute quelques citations.
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https://www.un.org/unispal/wp-content/uploads/2016/04/ARES181II.pdf résolution de l’ONU n° 181, du 29 novembre 1947. C’est la résolution qui aurait normalement dû créer quasi simultanément les États juif d’Israël, Arabe de Palestine et un statut spécial pour Jérusalem. Mais, du fait des sionistes israéliens, seul l’État juif israélien existe.
https://www.un.org/unispal/wp-content/uploads/2016/06/ARES194III.pdf résolution de l’ONU n° 194, du 11 décembre 1948. En son point 11, cette résolution décide du retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers et qu’ils soient indemnisés par les gouvernements responsables des lieux où se trouvent lesdits foyers. Évidemment, les sionistes israéliens n’ont jamais respecté cette obligation.
https://docs.un.org/fr/s/res/242(1967) résolution de l’ONU n° 242, du 22 novembre 1967. Dans cette résolution, l’ONU ordonne à Israël de restituer les territoires que ses forces armées occupent illégalement depuis la guerre dite des Six jours, en 1967. Dans une des prochaines fiches, je ferai table rase du mensonge des sionistes israéliens prétendant que cette guerre a été provoquée par les pays arabes voisins.
https://docs.un.org/fr/a/res/45/130 résolution de l’ONU n° 45/130, du 14 décembre 1990. Dans cette résolution, l’ONU reconnaît au peuple palestinien le droit de se battre, y compris par la lutte armée, pour se libérer de la domination coloniale, de l’apartheid et de l’occupation étrangère.
De cette résolution, il ressort que l’État juif d’Israël ne peut en aucun cas se poser en victime d’une agression de la part des combattants palestiniens, même si certaines des méthodes de combat de ces derniers sont condamnables. L’État juif d’Israël est l’agresseur. S’il respectait le droit international, le peuple palestinien ne le combattrait pas, de quelque manière que ce soit.
Les citations qui suivent démontrent amplement le rejet total du droit international par l’État juif israélien.
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3 mai 1948
Douze jours avant la fin du Mandat britannique, un mémorandum du département d’État étatsunien fit remarquer ; « Les Juifs seront les véritables agresseurs contre les Arabes. Toutefois, les Juifs prétendront qu’ils ne font que se défendre. Dans l’éventualité d’une aide extérieure arabe, les Juifs accourront au Conseil de sécurité en prétendant que leur État fait l’objet d’une agression armée et ils utiliseront tous les moyens pour occulter le fait que c’est leur propre agression armée contre les Arabes de l’intérieur qui est la cause de la contre-attaque arabe. »
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Abba Eban, ministre travailliste des affaires étrangères de 1966 à 1974, a déclaré dans le New York Times du 19 juin 1967 :
« Si l’Assemblée générale (de l’ONU) votait par 121 voix contre une en faveur du retour d’Israël sur les lignes d’armistice (de 1948-49), Israël refuserait de se plier à la décision. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Malgré les injonctions de l’ONU, Israël n’est jamais revenu aux frontières de 1948.
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9 juillet 2004
Collectif Avis de la Cour Internationale de Justice sur le Mur
La Cour est venue à la conclusion que la construction du mur par Israël dans les territoires Palestiniens occupés est contraire au droit international.
https://www.icj-cij.org/fr/affaire/131
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7 juin 2014
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Nov. 2007
Livni, Tzipi (1958-)
Ex ministre israélienne de la Justice, participante aux "négociations" avec l'Autorité palestinienne en 2007, parlant de sa réponse à la demande de faire figurer le droit international :
« J'étais ministre de la Justice. Je suis juriste... mais je suis contre le droit ... le droit international en particulier. Le droit en général. »
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