croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu
8 Février 2026
18- LE SIONISME EST COLONIALISTE, FOI DE JUIFS SIONISTES OU PAS
Dans cette fiche, Juifs sionistes et antisionistes reconnaissent sans fard, que sionisme et colonialisme de peuplement sont synonymes. Rendons grâce à deux anciens Premiers ministres d’Israël, l’un travailliste, David Ben Gourion, l’autre d’extrême-droite, Yitzhak Shamir, de le reconnaître très clairement.
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1925
Jabotinsky, Vladimir (1880-1940), l’alter ego à droite de Ben Gourion, dans le texte “La loi de fer” de 1925 :
« Si vous souhaitez coloniser une terre où des gens habitent déjà, vous devez fournir une garnison pour la terre ou trouver un bienfaiteur qui maintiendra la garnison pour vous… Le sionisme est une entreprise coloniale et il repose donc sur la question de la force armée. »
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1929
Katznelson, Berl (1887-1944), un des fondateurs du syndicat Histadrout, allié de Ben Gourion, à la suite des émeutes de 1929 :
« L’entreprise sioniste est une entreprise de conquête. » et « Ce n’est pas par hasard que j’emploie des termes militaires en parlant de la colonisation. »
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1929
Ben Gourion, David (1886-1973), lors d’un meeting de la Histadrout :
« Je m’oppose de toutes mes forces et avec tout mon pouvoir à ceux qui disent que nous ne devons pas vraiment chercher à atteindre 100% de travail juif dans notre colonie. Je pense justement que nous devons nous battre pour atteindre ces 100%. Nous avons trois priorités : renforcer notre milice, la Haganah, accélérer la colonisation sioniste et exiger en permanence un travail hébreu. »
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5 mai 1936
Ben Gourion, David (1886-1973), explique ainsi l’objectif “100% d’apartheid” dans un meeting du Conseil National du Yishuv :
« Si nous voulons une rédemption hébraïque à 100%, il nous faut une colonisation 100% hébreu, une ferme 100% hébreu, un port 100% hébreu. »
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7 août 1937
Ben Gourion, David (1886-1973), au cours d’un débat à l’Assemblée sioniste et au cours des débats de la Commission Peel :
« En maints endroits du pays, aucune nouvelle implantation ne pourra voir le jour sans le déplacement des fellahin [paysans] arabes. [...] Il importe que ce plan émane de la Commission [Peel] et non de nous. [...] Le transfert rendra possible la réalisation d'un programme global de colonisation. Par chance, le peuple arabe dispose encore de vastes terres vierges. »
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1938
Ben Gourion, David (1886-1973), lors d’un discours en 1938 :
« Ne nous racontons pas d'histoire... Politiquement, nous sommes les agresseurs et ils se défendent... C'est leur pays, parce qu'ils y habitent, alors que nous voulons venir ici et coloniser, et de leur point de vue, nous voulons nous emparer de leur pays. … Derrière le terrorisme [des Arabes], il y a un mouvement, qui tout en étant primitif, n’est pas dépourvu d’idéalisme et de sacrifice de soi. »
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29 avr. 1956
Dayan, Moshe (1915-1981), alors Chef d’État Major, parle aux funérailles du soldat Roi Rotberg. Sans nier l’injustice perçue par les Palestiniens, il met à jour le discours de Jabotinsky sur le « mur de fer » à maintenir indéfiniment pour préserver la domination sioniste. :
« (…) Ne lançons pas d’accusations contre les meurtriers, qui sommes-nous pour dénoncer leur haine ? Voilà maintenant huit ans qu’ils marinent dans leurs camps de réfugiés et que sous leurs yeux nous faisons notre la terre et les villages où leurs ancêtres et eux-mêmes ont vécu. (…) Nous sommes une génération de colons, et sans casques d’acier et sans canons nous ne pouvons planter d’arbres ni construire de maisons. (…)
Ne détournons pas les yeux quand nous voyons fermenter la haine chez les centaines de milliers d’Arabes qui nous entourent. Ne détournons pas le regard pour que notre main ne défaille pas. C’est le destin de notre génération, le choix de notre vie - être prêts et armés, forts et inflexibles, ou bien l’épée nous échappera et notre existence même partira en fumée. »
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14 jui. 1972
Ben Porath, Yoram (1937-1992), président de l’Université hébraïque de Jérusalem, dispose de son autorité pour rappeler ce qu’est le sionisme :
« C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, de colonisation ou d’État juif, sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres. »
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5 mai 1991
Menuhin, Yehudi (1916-1999), célèbre violoniste et chef d’orchestre. Extrait de son discours à la Knesset pour la réception du prix Wolf :
« Ceux qui vivent par le glaive périront par le glaive, et terreur et peur provoquent terreur et peur. La haine et le mépris sont fatalement contagieux.... Un fait est sûrement abondamment clair, à savoir que cette façon dévastatrice de gouverner par la peur, par le mépris de la dignité fondamentale de la vie, cette asphyxie continue d'un peuple dépendant devraient être les dernières méthodes adoptées par ceux qui, eux-mêmes, connaissent trop bien l'horrible signification, la souffrance inoubliable d'une telle existence... Cela n'est pas digne de mon grand peuple, les Juifs. »
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21 fév. 1997
Shamir, Yitzhak (1915-2012), ancien terroriste du Lehi, puis ancien Premier Ministre :
« La colonisation de la terre d’Israël est l’essence du sionisme. Sans colonisation, nous ne réaliserons pas le sionisme. C’est aussi simple que ça. »
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15 nov. 1998
Sharon, Ariel (1928-2014), alors ministre des Affaires Étrangères, à un meeting du parti d’extrême droite Tsomet :
« Chacun doit bouger, courir et s'emparer d'autant de collines qu'il le peut pour agrandir les colonies parce que tout ce que nous prenons maintenant restera à nous. ... Tout ce que nous ne prendrons pas par la force ira à eux. »
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3 mars 2002
Ben-Yair, Michael (1942-), procureur général d’Israël de 1993 à 1996 :
« Nous [Israël] avons choisi dans l’enthousiasme de devenir une société colonialiste, ignorant les traités internationaux, expropriant les terres, transférant des colons d’Israël dans les territoires occupés, devenant des voleurs et trouvant des justifications pour toutes ces activités […] nous [Israël] avons établi un régime d’apartheid dans les territoires occupés immédiatement après leur capture. […] L’Intifada est la guerre populaire de libération nationale des Palestiniens. »
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8 août 2003
Benvenisti, Meron (1934-), maire adjoint de Jérusalem de 1971 à 1978, devenu un critique sévère de tout le processus colonial :
« L’histoire n’est pas à la base celle de deux mouvements nationaux qui s’affrontent; l’histoire de base est celle d’indigènes et de colons. C’est celle d’indigènes qui perçoivent que les gens qui sont venus d’au-delà des mers ont infiltré leur habitat naturel et les ont dépossédés. »
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Citations de Georges Bensoussan, historien français, juif, sioniste, grand pourfendeur de Mélenchon et de LFI, dans : « Les origines du conflit israélo-arabe -1870-1950» :
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CITATIONS DU LIVRE NOIR DE GAZA D’AGNÈS LEVALLOIS :
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Ilan Pappé, historien israélien, antisioniste, dans le livre : « Palestine », co-écrit avec Noam Chomsky :
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19 : CONTRE L’ÉVIDENCE, LES SIONISTES NIENT L’EXISTENCE DU PEUPLE PALESTINIEN
En 2026, encore, les sionistes juifs justifient la colonisation de la Palestine sur le fondement de deux mensonges. Le premier, tiré de l’Ancien Testament, dont le dieu ferait des Juifs le Peuple élu de la Terre promise, la Palestine, en l’espèce. Le second inventant une Terre promise vierge, inexploitée. Également vierge de peuple.
Mais avec toute la mauvaise conscience qui caractérise les colonialistes, les sionistes dénigrent le peuple qu’ils veulent coloniser pour justifier leurs infamies. Pour eux, les Palestiniens ne sont que des barbares qu’il faut civiliser. Comme l’écrit crûment Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, dans son livre : « L’État juif ». Pire, pour certains sionistes le peuple palestinien n’existe pas. C’est la première partie de cette vingtième fiche.
Heureusement, la réalité est toute autre, le peuple palestinien existe bel et bien. Mieux, depuis des siècles, il prend bien soin de son territoire. Il le cultive amoureusement. C’est la seconde partie de cette fiche.
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PREMIÈRE PARTIE : LA NÉGATION DU PEUPLE PALESTINIEN
déc. 1901
Zangwill, Israël (1864-1926), reprenant la propagande des sionistes chrétiens :
« Le sionisme, c’est un peuple sans terre qui revient à une terre sans peuple. »
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1917
Motzkin, Leo (1867-1933)
Leader sioniste entre le 1er congrès de Bâle et les accords de Haavara avec les Nazis en 1933. Adepte précoce du « transfert » des Palestiniens :
« Nous pensons que la colonisation de la Palestine doit aller dans deux directions : installer des juifs en Eretz Israël et réinstaller des Arabes d'Eretz Israël en dehors du pays. Le transfert de tant d'Arabes peut paraître, à première vue, économiquement inacceptable. Mais c'est faisable. Réinstaller un village palestinien sur d'autres terres n'est pas si coûteux. »
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11 août 1919
Balfour, Arthur (Lord) (1848- 1930), dans un mémorandum privé adressé au cabinet du gouvernement britannique, exprime que les grandes puissances se moquent de l’avis des Palestiniens – 90 % de la population à l’époque, et qu’avec de l’aide, le sionisme aidera à résoudre le « problème juif ».
« ……Parce qu’en Palestine, nous n’avons même pas l’intention de faire semblant de consulter les voeux des habitants actuels du pays, même si la commission américaine (King-Crane) a fait semblant de demander qui ils sont.
Les quatre grandes puissances [Grande Bretagne, France, Italie et États Unis] sont engagées pour le sionisme. Et le sionisme, juste ou non, bon ou mauvais, plonge dans des traditions antiques, dans des besoins actuels, dans des espoirs futurs, bien plus profondément importants que les souhaits ou les préjugés des 700.000 Arabes qui habitent maintenant cette terre antique. À mon avis, ceci est juste. [….]
Je ne pense pas que le Sionisme va nuire aux Arabes, mais ils ne diront jamais qu’ils le veulent. Quel que soit le futur de la Palestine, ce n’est pas une ‘nation indépendante’ et elle ne se prépare pas à le devenir. Quelle que soit la déférence qu’on doive manifester aux opinions des indigènes, les Puissances par leur choix d’un Mandat ne proposent pas, tel que je vois les choses, de les consulter. En bref, en ce qui concerne la Palestine ; les Puissances [États Unis, Royaume uni, France, Italie] n’ont énoncé aucun fait qui ne soit faux, de l’avis général, ni aucune déclaration politique qu’au moins à la lettre, elles n’aient pas voulu toujours violer.»
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1919
Zangwill, Israël (1864-1926), lors d’une réunion publique, parlant des Arabes palestiniens :
« Beaucoup sont semi-nomades, ils n’ont rien donné à la Palestine et n’ont pas droit à participer à la démocratie. »
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1920 Zangwill, Israël.
Après avoir popularisé la formule de Shaftesbury sur “la terre sans peuple », il participe à la fable de rechange ; les Palestiniens sont des nomades de passage :
« Si Lord Shaftesbury fut littéralement inexact en décrivant la Palestine comme un pays sans peuple, il était correct pour l’essentiel, parce qu’il n’y a pas de peuple arabe vivant dans une fusion intime avec le pays, utilisant ses ressources et le frappant d’une marque caractéristique ; il s’agit au mieux d’un campement arabe. »
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1920 Zangwill, Israël, revenu de l’échec de son option territorialiste, se retrouve dans le courant raciste général :
« Nous ne pouvons pas permettre aux Arabes de bloquer une oeuvre de reconstruction historique de tant de valeur […] Et par conséquent nous devons les persuader en douceur de ‘prendre la route’. Après tout, ils ont toute l’Arabie avec son million de miles carrés […] Il n’y a pas de raison particulière pour que les Arabes s’accrochent à ces quelques kilomètres. ‘Replier leur tente’ et ‘partir en silence’, c’est leur habitude proverbiale : qu’ils en donnent l’exemple maintenant. »
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1921
Israël Zangwill, romancier et journaliste anglais, dans The voice of Jerusalem :
« La population du pachalik de Jérusalem est actuellement deux fois plus dense que celle des USA : 52 habitants par mile carré, dont moins de 25 % sont juifs. Nous devons donc nous préparer, soit à expulser par les armes les tribus qui occupent le pays, comme le firent nos aïeux (sic), soit à faire face à ce problème : l’existence d’une proportion considérable d’éléments allogènes, surtout mahométans et habitués depuis des siècles à nous mépriser. C’est une difficulté infiniment plus grave que les moqueries des antisionistes moqueries des antisionistes disant que si nous avions la Palestine personne n'irait y habiter ; que tout le monde voudrait être nommé ambassadeur à Paris - une plaisanterie que l'affaire Dreyfus a plutôt émoussée! »
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20 mai 1936
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1917
Weizmann, Chaim (1874-1952)
Président de l’exécutif
sioniste, puis premier président de l’État d’Israël de 1948 à 1952, interrogé par Arthur Ruppin sur les circonstances de la déclaration Balfour de 1917 :
« Les Britanniques nous ont dit qu’il y a ‘quelques centaines de milliers de négros’ (Kushim) dans la patrie juive et que ceux-ci ne comptent pas. »
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Citations de Georges Bensoussan dans : « Les origines du conflit israélo-arabe -1870-1950» :
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15 juin 1969
Meir, Golda (1898-1978), Première ministre d’Israël de 1969 à 1974. Pour elle, les Palestiniens n’ont jamais existé :
« Les Palestiniens n'existaient pas. Quand y-a-t-il eu un peuple palestinien indépendant avec un État palestinien ? C'était soit le sud de la Syrie avant la première guerre mondiale, puis une Palestine incluant la Jordanie. Ce n'était pas comme s'il y avait un peuple palestinien en Palestine qui se considérait comme un peuple palestinien et nous sommes venus et nous les avons jetés dehors et nous leur avons pris leur pays. Ils n'existaient pas. »
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Golda Meir, a déclaré le 21 septembre 1969 au New York Times :
« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre. On ne peut pas les envoyer à Nasser par colis postal. »
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1971
Ben Gourion, David (1886-1973)
Pour lui, il n’y a pas de « peuple juif » ? C’est ce qu’il pense à propos de la « multitude mélangée » arrivée en Palestine » :
« Les exilés qui sont déracinés et rassemblés en Israël ne constituent pas encore un peuple, mais une multitude mélangée et une poussière humaine sans langage, sans éducation, sans racines et sans pouvoir de s'appuyer sur une tradition et la vision d'une nation. La transformation de cette poussière humaine en une nation cultivée, indépendante et dotée d’une vision n’est pas une tâche facile, et les difficultés en jeu ne sont pas moins que celles de l’absorption économique. »
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4 avr. 1969
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env. 1925
Dayan, Moshe (1915-1981)
Parlant de la création de colonies dans la période 1921-1927 sur des terres achetées dans la vallée du Marj Ibn Amir / Jezreel et des villages détruits après 1948 :
« Nous sommes venus dans ce pays qui était déjà peuplé d’Arabes et nous établissons un État hébreu, c'est-à-dire juif. Dans des zones considérables du pays, nous avons acheté les terres des Arabes, des villages juifs ont été construits à la place des villages arabes. Vous ne connaissez même pas les noms de ces villages arabes, et je ne nous blâme pas parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement les livres n'existent plus, mais les villages arabes ne sont pas là non plus. Nahlalal s'est construit à la place de Mahalul, Kibboutz Gvat à la place de Jibta, Kibboutz Sarid à la place de Huneifis, et Kefar Yehushua à la place de Tal al-Shuman. Il n'y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n'avait pas une ancienne population arabe. »
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Avr. 1969
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1948
Dayan, Moshe (1915-1981)
Parlant aux étudiants du Technion de Haïfa à propos des villages palestiniens détruits en 1948 :
« Toutes nos colonies sont construites sur les ruines de villages arabes. Oui, nous ne les avons pas seulement rasés jusqu’au sol, mais nous avons rayé leurs noms des livres d'histoire. Alors les Palestiniens ont de bonnes raisons de nous combattre. Notre problème n’est pas de nous débarrasser d’eux mais comment vivre avec eux. Et si j'étais moi-même un Arabe, je serais probablement un combattant d’Al-Fatah. » »
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Shlomo Sand, historien israélien, antisioniste, dans son livre : « Comment le peuple juif fut inventé » :
« Les « expatriés », les « expulsés » ou les « fugitifs émigrés » prirent le chemin d'un long et douloureux exil et, selon la mythologie nationale, errèrent sans fin à travers les continents pour atteindre les recoins les plus éloignés du monde et enfin, avec l'avènement du sionisme, faire demi-tour et rentrer en masse dans leur patrie abandonnée. Cette patrie, de ce fait, n'avait jamais appartenu aux Arabes « conquérants » mais elle revenait de droit aux juifs, « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Ce précepte national, qui acquit sa popularité et son utilité au sein du mouvement sioniste dans ses diverses versions, était le fruit d'un imaginaire historique au coeur duquel figurait l'Exil. »
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5 août 2014
Feiglin, Moshe (1962-)
Dirigeant de Manhigut Yehudit (Leadership juif), une émanation du Likoud :
« Oslo, c’est fini » il n’y a « pas deux États pour deux peuples; il y a seulement un État pour une nation. (…) En transformant Gaza en Jaffa, [l’enclave palestinienne peut devenir] une ville israélienne florissante avec un minimum de résidents hostiles (…) La ville de Gaza et sa banlieue seront reconstruites en site touristique et commercial. »
Trump et sa fameuse Riviéra, qu’il veut ériger à Gaza, n’a rien inventé. Un aussi affreux que lui en a eu l’idée avant lui.
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SECONDE PARTIE : LES PALESTINIENS N’ONT PAS ATTENDU LES SIONISTES POUR CULTIVER LEUR TERRE
1891
Ginsberg, Asher (Ahad Ha’am) (1856-1927), dans son livre « Vérité de la Palestine » (renommé Vérité d’Eretz Israël en 1953), commentant sa première visite en Palestine en 1891 :
« À l’étranger, nous avons l’habitude de croire qu'Eretz Israël est à présent une terre presque entièrement désolée, un désert sans semence, que rien n’est cultivé ici et que quiconque veut acheter de la terre n’a qu’à venir et acheter selon ses désirs. En vérité, ce n’est nullement le cas. Dans tout le pays il est difficile de trouver un champ qui ne soit cultivé. Seules les dunes et les montagnes rocailleuses […] ne le sont pas […] « À l’étranger, nous avions l’habitude de croire que tous les Arabes sont des sauvages du désert, semblables à des mules, qui ne voient ni ne comprennent ce qui se passe autour d’eux. Mais c’est une grande erreur ! L'Arabe, comme tous les sémites, a une intelligence aiguë et pleine de ruses […] Si, un jour, la vie de nos fiers juifs en Palestine se développe au point de refouler les habitants du pays sur une petite ou une grande échelle, alors ces derniers ne céderont pas facilement leurs places. Nous devons donc être extrêmement prudents dans notre comportement à l'égard de ce peuple étranger au sein duquel nous revenons habiter, nous devons user avec lui d'amour et de respect et, cela va sans dire, de justice et de droit. Or, que font nos frères en terre d'Israël ? Exactement le contraire ! Les Juifs furent esclaves dans leur terre d’Exil, et d’un seul coup ils se sont trouvés une liberté illimitée, une liberté sauvage comme il n’en existe que dans un pays comme la Turquie [l’empire ottoman]. Ce changement soudain a produit dans leurs cœurs un penchant pour la tyrannie oppressive, comme ceci arrivait toujours à « l’esclave qui régnera.» […] Et voilà qu'ils traitent les Arabes avec hostilité et cruauté, violent à tort leurs propriétés, les battent effrontément sans raison suffisante, et même en sont fiers. Il n'y a personne pour stopper la crue et mettre un terme à cette tendance méprisable et dangereuse. En vérité, nos frères avaient raison de dire que l’Arabe ne respecte que celui qui montre bravoure et courage. C’est-à-dire ? Lorsqu’il sent que la justice est du côté de son adversaire; et plus encore, s’il pense à juste titre que les actions de son adversaire sont injustes et oppressives, alors, même s’il reste silencieux et se contiendra sans fin, la colère persiste dans son coeur. Et ces gens se vengeront comme nul autre. »
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Ytzhak Epstein, délégué au congrès sioniste de 1905 :
« Le temps est venu de dissiper chez les sionistes les idées fausses selon lesquelles la terre en Palestine reste non cultivée en raison d’un manque de bras ou de la paresse des résidents locaux. Il n’y a pas de champs désertés [….] S’il y a des fermiers qui arrosent leurs champs de leur sueur ce sont bien les Arabes […] Ceux qui sont dépossédés resteront-ils silencieux et accepteront-ils ce qui leur est fait ? À la fin, ils s’éveilleront et nous rendrons en coups ce que nous avons pillé chez eux avec notre or ! »
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Juin 1920
Meiersohn, Yaakov, dirigeant de la tendance communiste du Poale Zion (Travailleurs de Sion –RM), au cours de son congrès à Vienne :
« En Palestine, il n'y a aucune terre non occupée ... Je dis très franchement et clairement que jusqu'à présent, il n'y a pas une seule dounam de terre achetée en Palestine qui n'ait pas été cultivée auparavant par les Arabes. »
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