croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu
8 Février 2026
15- POUR LES SIONISTES, LES ARABES SONT DES SOUS-HOMMES VOIRE DES ANIMAUX
Autre point commun entre les sionistes et les nazis, leurs ennemis, juifs, tziganes, communistes,….. pour les nazis, arabes pour les sionistes, font, au mieux, à peine partie du genre humain, mais pour nombre de sionistes, ce sont même des animaux à tuer.
Cette vision nazie parcourt la totalité du mouvement sioniste. De sa base jusqu’à son plus haut sommet. Tout ce qui suit en témoigne. Hier comme aujourd’hui.
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Menahem Begin, Premier ministre israélien de 1977 à 1983, a déclaré le 25/06/82 :
« Les Palestiniens sont des bêtes qui marchent sur deux pattes. »
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8 août 1935
Ben Hillel Ha Cohen, Mordechai (1856-1936), journaliste sioniste, cofondateur de Tel Aviv, exprimant son mépris des Palestiniens :
« Nous sommes en Palestine la population la plus civilisée, personne ne peut rivaliser avec nous sur le plan culturel. La plupart des indigènes sont des fellahs et des bédouins ignorant tout de la culture occidentale. Du temps sera encore nécessaire avant qu'ils apprennent à vivre sans rapines, vols et autres forfaits, jusqu'à ce qu'ils éprouvent de la honte devant leur nudité et leurs pieds nus et qu’ils adoptent un mode d’existence où prévaudra la propriété privée, et où il sera nécessaire que des routes soient tracées et les chaussées goudronnées, que les écoles, les maisons de charité et les tribunaux essaiment sans qu’il y ait de corruption.
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1973
Avidan, Abraham (Zemel), rabbin du commandement central de l’armée, surnommé ‘Zemzl’, écrivant dans une brochure (préfacée par le général Yona Efrati du commandement central) sur le droit de tuer toute personne non-juive et non-importante :
« Lorsque nos forces rencontrent des civils pendant la guerre ou au cours d'une poursuite ou d'un raid, les civils rencontrés peuvent, et selon les normes halakhiques (lois directement inspirées par la Torah RM), doivent même être tués, lorsqu'il ne peut être établi qu'ils sont incapables de nous frapper en retour. Il ne faut en aucun cas faire confiance à un Arabe, même s'il donne l'impression d'être civilisé. »
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7 juin 2003
Lieberman, Avigdor (1958-), ministre israélien des transports, à la radio israélienne, suggérant de noyer les Palestiniens emprisonnés :
« Il vaudrait mieux noyer ces prisonniers, si possible dans la mer Morte, car c'est le point le plus bas du globe. »
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31 mai 2004
Feiglin, Moshe (1962-), colon en Cisjordanie et député du Likoud :
« Vous ne pouvez pas apprendre à parler à un singe, et vous ne pouvez pas apprendre à un Arabe à être démocrate. Vous avez affaire à une culture de voleurs et de bandits. Mahomet, leur prophète, était un bandit, un tueur et un menteur. L’Arabe détruit tout ce qu’il touche. »
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13 déc. 2004
Hazan, Yehiel (1968-), député à la Knesset du Likoud, exprimant son stupide mépris des vers de terre :
« Les Arabes sont des vers de terre, partout où ils se trouvent ce sont des vers, aussi bien sous terre qu'au-dessus. »
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9 nov. 2009
Shapira, Yitzchak (1944-), rabbin Kahaniste de la Yeshiva Od Yosef Chai de la colonie Yitzhar, dans un livre paru en 2009 (titre français: La torah du roi :
« Il y a une raison de tuer les bébés [du côté ennemi] même s'ils n'ont pas transgressé les sept lois noachiques (ou noahides -sept impératifs moraux qui auraient été donnés, d'après la tradition juive, par Dieu à Noé –RM) en raison du danger futur qu'ils peuvent présenter, puisqu'on suppose qu'ils grandiront pour être mauvais comme leurs parents. Et dans cette situation, l'attaque doit être dirigée vers eux et non pas seulement indirectement en attaquant les adultes. Il est également permis de tuer les enfants du chef [méchant] [de l'ennemi] afin de faire pression sur lui, si le fait de blesser les enfants empêche le mauvais roi d'agir avec méchanceté… »
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Jan. 2012
Shaked, Ayelet (1976-), ministre de la Justice. Sur Channel 2, répondant à la question « Lorsque votre mari le pilote est aux commandes de son avion, souhaiteriez-vous qu’il bombarde violemment les Arabes ? »
"Quand votre mari le pilote, quand il est en l'air, espérez-vous qu'il va pilonner les Arabes avec des bombes ?" *Rire* "Oui."»
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17 nov. 2012
Yishai, Eli (1962-), alors vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, député du parti religieux Shas, suprémaciste blanc et homophobe :
« Nous devons ramener Gaza au Moyen Âge en détruisant toutes les infrastructures, y compris les routes et l'eau. (1)
Et/ou : Le but de l'opération est de renvoyer Gaza au Moyen Âge. Ce n'est qu'alors qu'Israël sera calme pendant quarante ans. (2) »
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21 juin 2013
Bennett, Naftali (1972-), ministre de l’économie et chef du parti Foyer Juif, dans un dialogue sur une libération de prisonnier :
« J’ai tué de nombreux Arabes dans ma vie, et il n'y a aucun problème avec ça. »
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1er août 2013
Ben-Dahan, Eli (1954-), vice-ministre de la défense en 2013, rabbin :
« Les Palestiniens sont des bêtes, ils ne sont pas humains. »
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1er juil 2014
Shaked, Ayelet (1976-), ministre de la Justice du gouvernement Netanyahu :
« Le peuple palestinien tout entier est l’ennemi, y compris ses vieux et ses femmes, ses villes et ses villages, ses biens et son infrastructure (…) Ce sont tous des combattants ennemis et leur sang couvrira leur tête. »
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29 avr. 2019
Kashtiel, Eliezer ( - ), rabbin payé par l’État d’Israël, directeur de l’école militaire religieuse subventionnée Bnei David, située dans la colonie Eli, enseignant à considérer tous les non-juifs comme déficients et promis à l’esclavage :
« Les gentils voudront être nos esclaves. Être l’esclave d’un Juif, c’est le mieux. Ils sont contents d’être esclaves, ils veulent être esclaves … Au lieu de manifester, d’être stupides et violents et de se faire mal entre eux, une fois esclaves, leurs vies peuvent commencer à prendre tournure … Tout autour de nous, nous sommes entourés de peuples qui ont des problèmes génétiques. Demandez à un simple Arabe « où veux-tu être ? » Il veut être sous occupation. Pourquoi ? Parce qu’ils ont des problèmes génétiques, ils ne savent pas diriger un pays, ils ne savent rien faire. Regardez les … Oui, nous sommes racistes. Nous croyons dans le racisme … Il y a des races dans le monde et les peuples ont des traits génétiques, ce qui exige de nous de tenter de les aider … les Juifs sont une race qui réussit mieux. »
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CITATION DU LIVRE NOIR DE GAZA D’AGNÈS LEVALLOIS :
« Pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de gaz […]. Nous combattons des animaux et nous agissons en conséquence. » C’est par ces mots que le ministre de la Défense, Yoav Gallant, annonce au lendemain de la terrible attaque menée par le Hamas en Israël le renforcement du siège de Gaza qu’il qualifie de « complet ».
Le 20 mai 2024, Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui, mais aussi contre Benyamin Netanyahou et plusieurs hauts responsables du Hamas. Lui et le Premier ministre israélien sont accusés de « provoquer l'extermination, provoquer la famine comme méthode de guerre, y compris le refus de l'aide humanitaire, cibler délibérément les civils dans les conflits », notamment en raison des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.
Le 21 novembre 2024, la CPI a accédé à la requête de Karim Khan et a émis des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à l'encontre de Yoav Gallant, Benyamin Netanyahou, ainsi que contre Mohammed Deïf, chef militaire du Hamas.[.
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16- POUR LES SIONISTES, LE NETTOYAGE ETHNIQUE EST UN MODE DE VIE
Le titre de cette 16e fiche paraphrase légèrement ce que dit d’Israël, à la fin de cette fiche, Ilan Pappé, historien israélien juif, antisioniste. D’une certaine manière, je suis moins sévère que lui. Ce mode de vie n’est pas propre au peuple israélien juif. Il l’est seulement aux sionistes. Heureusement, tout le peuple ne l’est pas.
Évidemment, qui dit nettoyage ethnique dit horreurs puissance 100 et donc expulsions par des actes criminels du peuple palestinien.
Le pire, c’est qu’en 2026, il y a encore des Français(e)s qui prétendent que les Palestiniens ont quitté volontairement leurs maisons, leurs villages.
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1984
Rilov, Nissan (1922-2007)
Artiste israélien expulsé de la Haganah sioniste après avoir témoigné sur ce qu’il avait vu en 1939 :
« Le premier acte consistait à labourer la terre pour affirmer le fait accompli. Ensuite la seconde action était engagée : chasser les Palestiniens du village, après avoir détruit leurs maisons. A vrai dire, c'est là que j'ai pris conscience de ce que l'on nous faisait faire. C'est près de chez moi qu'une telle opération a eu lieu (...) : des femmes palestiniennes se jetant avec leurs enfants contre nos tracteurs, contre les chevaux.
C'était un acte de barbarie, il était difficile de qualifier cela autrement. En fait, j'ai commencé à craquer réellement en 1939. Il régnait une véritable famine et les Palestiniens chassés de chez eux étaient les premiers touchés. Il arrivait parfois, la nuit, que certains d'entre eux se risquent à venir voler des légumes sur ces terres qui leur avaient appartenu. Ce qui déclenchait de nouvelles mobilisations contre ceux qui osaient toucher le bien des Juifs. Un coup de fusil pour une carotte ! La stratégie consistait à monter des embuscades dans les potagers situés hors des villages...
À cette occasion nous avons attaqué un paysan palestinien qui travaillait dans son propre champ. Évidemment, j'étais déjà peu motivé après les séances de destructions des villages que j'avais peu appréciées. Après ces exactions, on nous demandait de nous livrer à un véritable assassinat. »
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Yerachmiel Kahanovitch, mitrailleur du Palmah, unité d’élite de la Haganah, décrit les missions de nettoyage ethnique menées dès le début de 1948, en Palestine :
« Nous avons nettoyé un village après l’autre et les avons chassés. Ils se sont enfuis vers le lac de Tibériade [….]. Nous faisions feu, nous jetions une grenade çà et là et tirions sur eux alors qu’ils s’enfuyaient à bord de petits bateaux. »
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Le 09/04/48, arrivé sur les lieux du massacre à Deir Yassin, par l’Irgoun et la Haganah (dont le chef était Ben Gourion), Jacques de Reynier, le chef du Comité International de la Croix-Rouge, en Palestine, décrit les soldats de l’Irgoun :
« Tous étaient jeunes, certains étaient même des adolescents, hommes, femmes, armés jusqu’aux dents : révolvers, mitrailleuses, grenades et aussi des coutelas à la main, la plupart souillés de sang. Une belle jeune fille, aux yeux de criminelle, me montra ses mains dégoulinant encore de sang ; elle les exhibait comme si c’était un trophée. » Puis il décrit la scène des crimes : « Ici, le nettoyage a été fait à la mitrailleuse, puis à la grenade, et s’est terminé avec des couteaux, comme tout le monde a pu le voir [….]. J’ai entendu quelque chose comme un soupir. J’ai cherché partout, j’ai retourné tous les corps et j’ai finalement découvert un petit pied, toujours chaud. C’était une petite fille de dix ans, mutilée par une grenade, mais toujours en vie [….]. Partout, c’était le même spectacle horrible […]. Il y avait eu quatre cents personnes dans ce village ; une cinquantaine d’entre elles s’étaient échappées et étaient toujours en vie. Toutes les autres avaient été délibérément massacrées de sang-froid, car, comme je m’en suis fait la remarque, cette bande (l’Irgoun) était admirablement disciplinée et n’opérait que sous des ordres. »
Un membre du Palmah précise : « Les survivants, environ vingt-cinq hommes [….] furent chargés sur un camion et conduits dans un « défilé de la victoire », un genre de triomphe romain, à travers les quartiers de Mahaneh Yahudah et de Zikhron Yosef (à Jérusalem), puis emmenés vers une carrière de pierre entre Giv’at Shaul et Deir Yassin et abattus de sang-froid. »
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Le général Alan Gordon Cunningham, dernier Haut-commissaire britannique en Palestine, découvrant que les médias qualifiaient le nettoyage ethnique brutal par les sionistes de « succès militaires juifs », adressa immédiatement un télégramme outré aux autorités britanniques et étatsuniennes, le 8 mai 1948. « Ces succès, écrivait-il, sont en vérité des opérations s’appuyant sur des tirs de mortier contre des femmes et des enfants terrifiés. » Quelques jours après, il dit de la propagande juive qu’elle « ressemble étonnamment à celle de l’Allemagne nazie. Les Juifs pavoisent toujours et sont toujours occupés à leur campagne d’agression calculée, accompagnée de brutalités. »
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Le cas de deux villages chrétiens à l’extrême nord, Kafr Bir’im et Iqrit vaut d’être conté :
Durant le Mandat britannique ces deux villages étaient connus pour leur amabilité envers les colons juifs. Ils avaient même aidé des immigrés juifs illégaux à s’introduire en Palestine par le Liban. En 1948, les deux villages manifestèrent leurs bonnes dispositions à l’égard du nouveau régime. Israël força néanmoins ses habitants à quitter leur village parce qu’ils n’étaient pas juifs. Ils s’adressèrent à la justice israélienne pour obtenir réparation. Ni une ni deux, le gouvernement de Ben Gourion a fait raser les deux villages. Il a construit à leur place des villes strictement réservés aux Juifs.
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1967 (après la Guerre des 6 jours)
Citation d’Ezer Weizmann, président de l’État d’Israël de 1993 à 2000, trouvée dans les Archives de l’État d’Israël, ministère des Affaires étrangères, Dossier réfugiés, n° 2444/19 :
« Les réfugiés palestiniens trouveront leur place dans la diaspora. Ceux qui peuvent résister vivront grâce à la sélection naturelle, les autres finiront simplement par disparaître. Certains d’entre eux se maintiendront, mais la majorité se muera en un tas humain, la lie de la terre et disparaîtra dans les couches les plus basses du monde arabe ».
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7 fév. 1998
Miller, Haim (1963-)
Vice-maire de Jérusalem, haredi (juif ultra-orthodoxe –RM), agissant comme maire en l’absence d'Ehut Olmert :
« Je ne signe pas d’ordre de destruction de maisons de Juifs, seulement d’Arabes. »
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21 mai 2004
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1948
Pundak, Yitzhak (1913-2017)
Brigadier Général, expliquant 56 ans après les faits qu’il ne s’agissait de rien d’autre que d’un nettoyage ethnique :
« Il y avait deux cents villages [au front] et ils ont disparu. Nous avons dû les détruire, sinon nous aurions eu des Arabes ici [c'est-à-dire dans la partie sud de la Palestine] comme nous en avons eu en Galilée. Nous aurions eu un autre million de Palestiniens. »
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Citations d’Ilan Pappé, historien israélien juif, antisioniste, tirées du livre « Palestine », co-écrit avec Noam Chomsky :
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17- LE COLONIALISME DE PEUPLEMENT EST DANS LES GÈNES DU SIONISME
De toutes les formes de colonialisme, le colonialisme de peuplement est la forme la plus inhumaine, la plus guerrière. Celle qui contient en elle la probabilité du génocide, c’est-à-dire de l’extermination. Les Européens de l’ouest, débarquant dans les deux Amérique et en Océanie, les Français, en Algérie et en Kanakie (Nouvelle-Calédonie) l’ont pratiqué. C’est celui que pratiquent les sionistes juifs en Palestine depuis la naissance de leur mouvement en 1897, mais plus encore depuis 1948.
Le colonialisme de peuplement est la représentation la plus chimiquement pure des fantasmes que Zemmour entretient pour la France sous le nom de Grand remplacement, mais qui, dans les deux Amérique, en Océanie, en Algérie, en Kanakie, et, aujourd’hui en Palestine/Israël, n’est pas fantasmatique. Il est une réalité.
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1896
Dans « L’État juif », d’emblée, le mouvement sioniste fut créé avec une volonté colonialiste de peuplement. Herzl l’a exprimé ainsi sans fard : « Nous devons exproprier en douceur la propriété privée sur les terres qui nous seront allouées. Nous inciterons la population démunie à passer la frontière en lui procurant de l’emploi dans les pays de transit, tout en la privant de travail dans notre pays. Les propriétaires seront de notre côté. Le processus d’expropriation et le retrait des pauvres doivent être menés discrètement et avec circonspection. »
Son compère, Éliézer Ben-Yéhouda, le philologue qui modernisa l’hébreu parlé aujourd’hui en Israël, l’a précédé dès 1882, en ces termes : « Il s’agit maintenant […..] de conquérir le pays, en secret, petit à petit [……] Nous n’allons pas ériger de comités, car les Arabes apprendraient alors ce à quoi nous aspirons, nous devons agir comme des espions silencieux, nous devons acheter, acheter, acheter. »
David Ben Gourion, pourtant réputé de gauche, qui dirigea la communauté juive de Palestine à l'époque du mandat britannique (1918-1948), puis l'État d'Israël durant les trois premières décennies de son existence, était sur la même position. En 1938, il déclara « Le transfert obligatoire [nous] apporterait une immense région [pour la colonisation]. Je suis en faveur d’un transfert obligatoire et je n’y vois rien d’immoral. »
En 1947, au moment où se discutait, entre autres, la création de l’État d’Israël, Ben Gourion déclara : « Il y a 40 % de non-juifs dans les territoires alloués à l’État juif. Cette composition n’est pas une base solide pour un État juif. Et nous devons regarder en face cette nouvelle réalité dans toute sa gravité et sa spécificité. Cette balance démographique remet en cause notre aptitude à maintenir la souveraineté juive […..] Seul un État ayant au moins 80 % de juifs est un État viable et stable. »
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27 jui. 2002
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Jui. 1994
Frankenthal, Yitzhak (1951-), fondateur du Forum des parents endeuillés, et dont le fils a été tué par Hamas en1994 dit :
« Les Palestiniens ne peuvent pas nous chasser. Cela fait longtemps qu'ils ont reconnu notre existence, qu'ils sont prêts à faire la paix avec nous. C'est nous qui ne voulons pas faire la paix avec eux. C'est nous qui entretenons le cycle de carnage. Je regrette de le dire, mais la responsabilité est entièrement de notre côté. Je n'ai pas l'intention d'absoudre les Palestiniens ni en aucun cas de justifier les attaques contre des civils israéliens. On ne peut trouver d'excuse à aucune attaque contre des civils. Mais en tant que force d'occupation, c'est nous qui foulons aux pieds la dignité humaine. C'est nous qui étouffons la liberté des Palestiniens et c'est nous qui poussons une nation entière à la folie de ces actes désespérés. »
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Citations tirées du livre de Georges Bensoussan, historien français juif et sioniste, grand pourfendeur de Mélenchon et de LFI, « L’histoire du conflit israélo-arabe -1870-1950 » :
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