croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu
8 Février 2026
10- EN ISRAËL, MIEUX VAUT ÊTRE JUIF EUROPÉEN QUE JUIF ARABE OU NOIR
Victimes, depuis des siècles, du racisme le plus répugnant, dans toute l’Europe, sous l’Allemagne d’Hitler des pogroms et de la Shoah, la plus grande catastrophe humaine des temps modernes, les Juifs européens ashkénazes et sionistes ont réussi l’exploit, arrivés dans le nouvel État juif d’Israël, de faire subir à leurs propres coreligionnaires arabes et noirs le racisme le plus dégradant. Pire, les victimes juives séfarades et mizrahim du racisme des Juifs ashkénazes sionistes, ont eux aussi trouvé le moyen d’être encore plus racistes que les ashkénazes à l’encontre des Palestiniens arabes. C’est à désespérer du genre humain.
Dans un climat aussi raciste entre Juifs eux-mêmes, je laisse imaginer aux lecteurs l’intensité encore plus forte du racisme subi par les Palestiniens.
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15 oct. 1897 Herzl, Theodor (1860-1904), fondateur du mouvement sioniste.
Dans son hebdomadaire, Die Welt, Herzl s’en prend en des termes violents et méprisants – pour ne pas dire racistes – au “Mauschel” (terme péjoratif, rendu en anglais par Yid, traduisible en français par “youpin”), antisioniste, auquel il oppose le Juif sioniste -tel que lui-même :
« Le youpin est antisioniste. Nous le connaissons depuis longtemps, et le simple fait de le regarder, encore moins de l'approcher ou, Dieu nous en préserve, de le toucher suffisait à nous rendre malade. Mais notre dégoût, jusqu'à présent, était modéré par la pitié; nous avons cherché des explications historiques atténuantes sur le fait que c’était un spécimen aussi tordu, louche et minable. De plus, nous nous sommes dit qu’il était, après tout, notre compagnon de tribu, bien que nous n’ayons aucune raison d’être fiers de cette camaraderie. …..Chaque fois qu'il a conclu un sale contrat, nous avons essayé de le faire taire. Quand il nous compromettait tous, nous avions honte mais nous sommes restés silencieux. Maintenant, enfin, le youpin a fait quelque chose qui mérite des éloges: il nous a rejetés.
Mais qui est ce youpin, de toute façon ? Un type, mes chers amis, une figure qui apparaît de temps en temps, le terrible compagnon du Juif, l'un dans l'autre. Le Juif est un être humain comme un autre, ni meilleur ni pire. Le youpin, en revanche, est une déformation hideuse du caractère humain, quelque chose d'incroyablement bas et répugnant. Lorsque le Juif ressent de la douleur ou de l'orgueil, le youpin ne ressent qu’une peur lâche ou détourne son visage en un sourire sardonique. . . . Le youpin est la malédiction des Juifs. . . De nos jours, même fuir la religion ne peut plus débarrasser le Juif du youpin. La race est la question maintenant, comme si le Juif et le youpin étaient de la même race. Mais allez prouver ça à l’antisémite. Pour lui les deux sont toujours liés inextricablement….
Et puis vint le sionisme. Juifs et youpins ont dû prendre position et, pour la première fois maintenant, le youpin rejette notre communauté. Le youpin est antisioniste ! . . . C’est l’une des premières et des plus bénéfiques conséquences du mouvement. Nous respirerons plus facilement, après nous être débarrassés une fois pour toutes de ces personnes qu’il nous fallait, avec une honte furtive, traiter comme de semblables membres de notre tribu. . . .
Attention, youpin ! Le sionisme pourrait procéder comme Guillaume Tell. . . et garder une deuxième flèche en réserve. Si le premier coup manquait, le second servirait la cause de la vengeance. Amis, la deuxième flèche du sionisme va percer la poitrine du youpin. »
Ces propos orduriers, racistes, n’ont pas été tenus par Hitler, mais il ne les aurait pas désavoués. Non, l’auteur de ces propos est bien un juif, c’est même le fondateur du mouvement sioniste.
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1913 Ruppin, Arthur (1876-1943), dans « The Jews of Today ». Cité par Shlomo Sand dans « Comment le peuple juif fut inventé.
Alors directeur en Palestine de la colonisation financée par l’Organisation Sioniste, futur directeur de l’Agence Juive, théorisant une supériorité des Juifs ashkénazes :
« C'est peut-être en raison de ce sévère processus de sélection que les Ashkénazes sont aujourd'hui supérieurs, sur le plan de l'action, de l'intelligence et des capacités scientifiques, aux Sépharades et aux Juifs des pays arabes, en dépit de leurs origines ancestrales communes. »
1919 Ruppin, Arthur (1876-1943)
Dans un livre publié en 1919, exprime un souhait de « sélection raciale » parmi les Juifs destinés à coloniser la Palestine :
« Puisque nous voulons développer pleinement ce qui est juif en nous en Palestine, il serait bien sûr souhaitable que seuls les "Juifs de race" viennent en Palestine. »
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Oct. 1938
Weizmann, Chaim (1874-1952), futur premier président de l’État d’Israël, de 1949 à 1952 (décès).
Dans le numéro d’automne de la publication britannique officielle New Judea, relatant une déclaration faite en Pologne :
« La Palestine ne peut pas absorber les Juifs d’Europe. Nous voulons que les meilleurs de la jeunesse nous joignent. Nous voulons que seuls des gens éduqués entrent en Palestine pour augmenter sa culture. Les autres Juifs devront rester où ils sont et faire face à leur sort quel qu’il soit. Ces millions de Juifs sont une poussière sur les roues de l’histoire et il se peut qu’ils soient balayés. Nous ne voulons pas qu’ils se déversent en Palestine. Nous ne voulons pas que Tel-Aviv devienne un autre ghetto de bas étage. »
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5 juin 1949
Zrubavel, Yaakov (1886-1967)
Chef du Département Moyen-Orient de l’Agence Juive, parlant des immigrants Juifs Orientaux :
« Peut-être ne sont-ils pas les Juifs que nous aimerions voir venir, mais on ne peut quand même pas leur dire de ne pas venir… »
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Jui. 1949
Gruenbaum, Yitzhak (1879-1970).
Député à la Knesset, au cours du débat sur l’émigration des Juifs Yéménites, dans un discours calqué sur le discours nazi sur les « juifs pouilleux » :
« Pourquoi devrions-nous mettre fin à la diaspora yéménite et faire venir des gens qui sont plus nuisibles qu’utiles ? En amenant les Yéménites, dont 70% sont malades, on ne fait rien de bon pour personne. On leur fait mal en les amenant dans un environnement étranger où ils vont dégénérer. Pouvons-nous résister à une émigration avec 70% de malades ? »
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Avr. 1950
Ben Gourion, David (1886-1973).
Lors d’un meeting du haut commandement de l’armée, expliquant que la ‘populace’ juive doit être « reconstruite » :
« Le rassemblement des exilés nous apporte de la populace (…) Faire passer cette populace dans un melting-pot, le reconstruire sur un plan humain, juif, israélien puis militaire –c’est la base de la conscription. Même avant la formation militaire, la jeune personne de ces pays doit être éduquée à s’asseoir aux toilettes comme une personne, à se lever, à ne pas voler, à ne pas s’emparer d’une Arabe pour la violer et la tuer – tout ceci précède le reste. Sans cela, la formation militaire et l’éducation qu’ils reçoivent est sans valeur. »
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19 oct. 1950
Weitz, Yosef (1890-1972).
Directeur du KKL/JNF, exprime dans son journal sa peur raciste des Juifs orientaux :
« Alors que je parlais avec Yosef Shprintsak, il exprima son anxiété sur la préservation de nos standards culturels, vue l’immigration massive depuis l’Orient. Il y a bien des raisons d’être inquiets, mais à quoi bon ? Pouvons nous l’arrêter? »
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27 nov.1950
Ben Gourion, David (1886-1973).
Parlant des Juifs yéménites dans une lettre adressée au premier Chef d’État-Major israélien, Yigael Yadin :
« À certains égards, cette tribu est plus facilement absorbée, culturellement et économiquement, que toute autre. Elle travaille dur, n’est pas attirée par la vie citadine, et a – au moins, les hommes ont – une bonne base en hébreu et en tradition juive. À d’autres points de vue, c’est peut-être la plus problématique de toutes. Elle a un retard de 2000 ans sur nous juifs de culture européenne, peut-être plus. Il lui manque les idées les plus basiques de la civilisation (par distinction de la culture). Son attitude envers les femmes et les enfants est primitive. Son état physique mauvais. Sa force corporelle est amoindrie et elle n’a pas la moindre notion d’hygiène. Pendant des milliers d’années elle a vécu sur des terres les plus pauvres et ignorantes, sous un régime encore plus arriéré qu’un régime féodal ou théocratique ordinaire. Le passage de cela à Israël a été une révolution humaine profonde, pas superficielle et politique.
Toutes ses valeurs humaines doivent être changées à la racine. »
5 oct. 1965
Ben Gourion, David (1886-1973).
Interviewé par Robert Moskin de Look Magazine, Ben Gourion exprime son absolu mépris pour les Juifs mizrahis :
"...ceux-là [Juifs] du Maroc n’avaient aucune éducation. Ils ont les mêmes habitudes que les Arabes. Ils aiment leurs femmes, mais ils les battent. Peut-être à la 3eme génération quelque chose un peu différent viendra du Juif oriental. Mais je ne le vois toujours pas. Le Juif marocain a emprunté beaucoup aux Arabes marocains et je ne vois pas beaucoup à apprendre des Arabes marocains. Je ne veux pas de cette culture marocaine ici. Et je ne vois pas quelle contribution les Perses [Juifs d’Iran] peuvent faire ici... Nous ne voulons pas que les Israéliens deviennent des Arabes. Notre devoir sacré est de lutter contre la mentalité du Levant, car cette mentalité corrompt les individus et les sociétés. Et nous devons conserver les valeurs juives authentiques, celles qui ont été formulées dans la Diaspora [européenne]. »
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1969
Eban, Abba (1915-2002).
Alors ministre des affaires étrangères d’Israël, exprimant ses conceptions racistes vis à vis des immigrants juifs mizrahis (et des Arabes en général) :
« L'une des grandes appréhensions qui nous affligent lorsque nous contemplons notre scène culturelle est le danger que la prédominance d'immigrés d'origine orientale ne force Israël à égaliser son niveau culturel avec celui du monde voisin. Loin de considérer nos immigrés des pays orientaux comme une passerelle vers l'intégration dans le monde arabophone, notre objectif devrait être de leur insuffler un esprit occidental, plutôt que de leur permettre de nous entraîner dans un Orient non naturel. »
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3 mai 2006
Katsav, Moshe (1945-).
Président d’Israël –venu d’Iran-, dans un commentaire sur la violence dans certains secteurs de la société :
« Parfois je pense que nous avons commis une injustice à la population éthiopienne en les amenant dans le pays. »
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Georges Bensoussan, historien Français juif sioniste, pourfendeur de Mélenchon et de LFI, dans : « Les origines du conflit israélo-arabe -1870-1950» :
« Le Yishouv sioniste est pénétré de nombreux préjugés à l’endroit des Juifs d’origine orientale. »
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Ilan Pappé, historien Israélien juif, antisioniste, dans le livre co-écrit avec Noam Chomsky : « Palestine » :
« Ce ne sont pas seulement les Palestiniens qui ont souffert des politiques israéliennes inspirées par le nettoyage ethnique : des millions de juifs originaires des pays arabo-musulmans en ont aussi fait les frais. Pour prendre part au rêve sioniste, ceux-ci devaient d’abord se désarabiser, c’est-à-dire perdre tout lien avec leur langue maternelle et montrer à quel point ils n’étaient pas arabes en exprimant quotidiennement leur haine de soi, comme l’a formulé Ella Habib Shohat. Les juifs arabes auraient pu être un pont pour la réconciliation; ils sont plutôt devenus l’un des plus grands obstacles à celle-ci. »
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ella_Shohat
Ella Habiba Shohat, née en 1959 de parents juifs irakiens, est une professeure israélo-américaine à l'université de New York dans les départements d’art et politique publique, études du Moyen-Orient[1]. Ses travaux s'inscrivent dans le champ des études postcoloniales et des cultural studies.
Elle écrit dans le préambule de l'un de ses ouvrages :
« Je suis née en Israël de parents juifs qui avaient dû quitter l'Irak, après des années de formation passées à Bagdad. Nous parlions l'arabe à la maison, mais mes frères et sœurs, comme moi-même, avons été scolarisés en hébreu[] ». « J'ai grandi parmi des gens qui, du fait de leur déracinement brutal, de la disparition de leurs repères, éprouvaient le sentiment d'une immense perte. Je crois avoir vécu, observé et intériorisé leur douleur, et mon travail sur l'oppression des séfarades/misrahim est en quelque sorte une traduction, une façon de faire passer en mots la peine de mes parents et de ma famille, de donner une voix à ce sentiment de perte ».
Elle explique son départ d'Israël pour les États-Unis, où elle a préparé sa thèse de doctorat, en ces termes : « il était clair à mes yeux que le milieu universitaire israélien tolèrerait difficilement le genre de critique que j'essayais de développer ».
Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur des sujets très variés traitant des interactions entre le sexe, le post-colonialisme, le multiculturalisme, le discours sioniste, les rapports entre les concepts d’Arabe, de Juif et de Juif oriental. Elle se définit elle-même comme juive arabe.
Dans plusieurs de ses travaux, Ella Shohat s'inscrit dans la pensée postcoloniale. La publication en 1988 de l’article d’Ella Shohat, « Sephardim in Israel : Zionism from the Standpoint of Its Jewish Victims », permet d’aborder le colonialisme israélien à partir d’un point de vue largement ignoré jusque-là : celui des Juifs Misrahim (juifs orientaux). Inspirée par les écrits d’Edward Saïd et Franz Fanon, E. Shohat s’attaque au regard orientaliste que portent les élites ashkénazes israéliennes sur les Juifs orientaux qui, comme catégorie médiatrice, combinent la judaïté et l’arabité. Ce faisant, Ella Shohat remet en cause plusieurs des catégories binaires (Juifs vs Arabes, Orient vs Occident, moderne vs primitif, civilisé vs barbare, etc.) par lesquelles se pense la culture israélienne. E. Shohat par cette analyse veut "déconstruire les catégories coloniales par lesquelles se pense le sionisme, et identifier les positions subalternes qu’engendre ce discours au sein même de la société israélienne", en particulier la position d'infériorité assignée aux juifs orientaux en Israël.
"En niant aux juifs arabes tout droit à l’autoreprésentation en Israël, on les assimila faussement à des êtres quasi primitifs, cantonnés dans des traditions et un folklore dépassés, n’ayant reçu aucune éducation valable ni vécu aucun contact avec la technologie et la modernité. On les accusait, de façon tout à fait orientaliste, de participer à l’infériorité, voire à la bestialité de la culture musulmane.
Conséquemment, pour les élites ashkénazes, la vie dans les pays arabes des Misrahim n’était qu’une préhistoire. L’histoire, la vraie, ne débutait qu’après la « montée » en Israël. Une fois à Sion, un processus brutal de désarabisation et de sionisation attendait les Juifs arabes, d’avance condamnés à la périphérie sociale et à la dépendance économique après avoir été ainsi « secourus ».
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Ilan Pappé, historien Israélien juif, antisioniste, dans le livre co-écrit avec Noam Chomsky : « Palestine » :
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11- L’ACCUSATION D’ANTISÉMITISME : UNE « COMBINE » DE LA PROPAGANDE SIONISTE
C’était déjà le cas avant le 7 octobre 2023, mais ça l’est beaucoup plus depuis, chez tous les sionistes israéliens, français et d’ailleurs, chez tous leurs relais en France, comme le CRIF et la LICRA, chez tous leurs soutiens, les gouvernements français successifs et la totalité des médias dominants. Toute critique de la politique des gouvernements israéliens, toute opposition au sionisme, y compris si elle émane de Juifs, fait de celles et ceux qui la portent un antisémite.
En France, une cible est privilégiée : LFI. Mais, heureusement, elle est bien accompagnée. De Villepin, le défunt pape François, l’ONU, les cours de justice internationale, les plus grandes associations humanitaires internationales,…. font aussi l’objet de cette injure infâmante. Jusqu’à Macron, pourtant soutien inconditionnel du gouvernement génocidaire israélien, après qu’il a eu « l’outrecuidance » de reconnaître l’État palestinien.
Reste que l’antisémitisme est une réalité grandissante en France comme dans le monde, depuis le 07/10/23. Comme l’est également celle de l’islamophobie. Ces deux abjections sont résiduelles au sens de leur persistance. Elles le sont aussi au sens de leur intensité, relativement à d’autres périodes historiques en France. Celle des années 30 et 40 du 20e siècle pour l’antisémitisme. Celle des années 50 et 60 du 20e siècle pour l’islamophobie et même la phobie des Arabes.
En tout état de cause, plus, autant ou moins intenses qu’avant, ces deux abjections doivent être combattues sans relâche et sans indulgence.
Cette fiche démontre la duplicité des gouvernements israéliens successifs, utilisant l’antisémitisme comme combine et comme rayon paralysant, ainsi que le dit Mélenchon.
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31 mars 1973
Eban, Abba (1915-2002)
Dans un article pour la revue libérale juive Congress Bi-Weekly, présente ce qui servira d’artillerie contre tout opposant à Israël
« L'une des tâches principales de tout dialogue avec le monde gentil (non juif –RM) est de prouver que la distinction entre l'antisémitisme et l'antisionisme n'est pas du tout une distinction. »
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1982
Harkabi, Yehoshafat (1921-1994)
Ancien général commandant des renseignements militaires et professeur de stratégie à l'Université hébraïque de Jérusalem
« La démagogie, le chauvinisme et la vantardise nationale dépeignent Israël comme un pays constamment juste et puissant. Étant fort, Israël n'a soi-disant pas à s'inquiéter du résultat de ses politiques et peut se permettre d'affronter le monde. Toute opposition à la politique israélienne est attribuée soit à l'ignorance – il faut leur "expliquer" ! - soit à de bas mobiles - Ils sont antisémites! »
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Dans une interview accordée à Amy Goodman de Democracy Now, le 14 aout 2002, Shulamit Aloni, ancienne ministre de l’Éducation d’Israël, décédée en 2014, a déclaré que l’antisémitisme était utilisé comme un moyen de faire taire les critiques en occident et ainsi justifier les exactions contre les Palestiniens : “L’antisémitisme est une combine. En Europe, lorsque quelqu’un critique Israël, on lui sort l’Holocauste. Quand c’est aux États-Unis que les gens critiquent Israël, alors ils sont accusés d’antisémitisme. Il est bien plus facile d’accuser ceux qui critiquent certains actes du gouvernement israélien d’antisémitisme, d’invoquer l’Holocauste et la souffrance du peuple juif. Cela justifie tout ce que nous faisons aux Palestiniens.”
https://www.youtube.com/shorts/g79oITtFUrA
En 2026, l’accusation d’antisémitisme est aussi assénée en France, dès que l’on critique le gouvernement israélien.
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12- LA GUERRE DES SIX JOURS, EN 1967, PROVOQUÉE PAR ISRAËL
Cette 12e fiche tord le cou à un mensonge encore vivant aujourd’hui, disant que la Guerre des 6 jours, en 1967, a été provoquée par une attaque des pays arabes limitrophes contre Israël. Plusieurs années après, les plus hauts responsables de l’État juif d’Israël ont révélé leur supercherie. C’est Israël qui a attaqué les pays arabes.
Je souligne qu’en 2026, toutes les frontières de la zone Israël-Palestine sont celles nées en 1967, après la Guerre des 6 jours, après la conquête illégale de territoires palestiniens par Israël.
Ces frontières n’ont jamais été reconnues par l’ONU. L’ONU, dans sa résolution 45/130 de décembre 1990 dit même que les Palestiniens sont fondés à user de moyens armés contre Israël pour récupérer les territoires occupés illégalement par Israël.
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14 avril 1972
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5 juin 1967
Bentov, Mordechaï (1900-1985)
Ministre israélien à divers postes de 1948 à 1961, à propos de la Guerre des 6 jours :
« Toute l’histoire du danger d’extermination a été inventée en détail, et exagérée a posteriori pour justifier l’annexion du territoire arabe. »
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23 juin 1972
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5 juin 1967
Peled, Mattityahu (1923-1995)
Général de l’État Major de l'IDF, à propos de la Guerre des 6 jours :
« Toutes ces histoires débitées sur l’énorme danger que nous courions en raison de l’exiguïté de notre territoire, argument avancé une fois la guerre terminée, n’ont jamais été prises en considération dans nos calculs avant les hostilités. Il ne s’est trouvé aucune personne sensée pour croire que toute cette puissance était indispensable pour se « défendre » contre la menace égyptienne. Cette puissance était nécessaire pour écraser définitivement les Egyptiens sur le plan militaire, et leurs patrons, les soviétiques, au niveau politique. Prétendre que les forces égyptiennes massées à la frontière étaient en mesure de menacer l'existence d'Israël constitue une injure non seulement à l'intelligence de toute personne capable d'analyser ce genre de situation, mais avant tout une injure à Tsahal. »
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30 nov.1973
Leibowitz, Yeshayahu (1903-1994)
Historien et moraliste, commentant la situation après la guerre du Kippour, faisant le constat qu’Israël n’a jamais cherché la paix :
« La ligne directrice de notre politique a toujours été qu’une situation permanente sans paix et en guerre latente était la meilleure situation pour nous, et qu’elle doit être maintenue à tout prix … nous devenons chaque année plus forts dans une situation de conflit imminent où il est possible que le combat réel éclate de temps en temps. De telles guerres seront courtes et les résultats garantis à l’avance, parce que l’écart entre nous et les Arabes augmente. Ainsi nous irons d’une occupation à plus d’occupation … Nous n’avons pas cherché la paix pendant 25 ans – toutes les déclarations à cet effet n’ont été que du verbiage ou des mensonges délibérés. Il n’y a bien sûr pas de garanties que nous aurions pu faire la paix avec les Arabes si nous l’avions voulu. Mais il faut souligner fortement que non seulement nous n’avons fait aucune tentative pour chercher la paix, mais nous avons, délibérément et avec préméditation, saboté toute possibilité de la faire. »
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Dayan, Moshe (1915-1981), chef d’État major de l’armée israélienne de 1953 à 1958, puis ministre à divers postes à partir de 1959, dont celui de la Défense en 1967, avant, pendant et après la Guerre des 6 jours, explique en 1976 à un jeune journaliste, Rami Tal, la technique pour provoquer avant 1967 des « représailles » violentes à la suite d’une riposte à des provocations graduées :
« Et alors ? Après tout, je sais comment ont commencé au moins 80 % des heurts qui s'y sont produits. Plus de 80 % même, selon moi, mais mettons 80 %. Voilà comment les choses se sont passées : nous envoyions un tracteur labourer un endroit où il n'était pas possible de faire quoi que ce soit, dans la zone démilitarisée, et nous savions d'avance que les Syriens se mettraient à tirer. S'ils ne tiraient pas, nous demandions au tracteur de continuer à avancer, jusqu'à ce que les Syriens finissent par être exaspérés et par tirer. Alors, nous faisions intervenir l'artillerie et par la suite, l'aviation en plus. Voilà comment ça se passait. J'ai fait ça et Laskov et Chara [Zvi Tsur, le prédécesseur de Rabin au poste de chef d'état-major] l'ont fait, et Yitzhak l'a fait, mais je crois que celui qui appréciait le plus ce petit jeu était Dado [David Elazar, responsable du commandement Nord, 1964-1969]. »
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21 août 1982
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5 juin 1967
Begin, Menachem (1913-1992)
Ancien terroriste, Premier ministre d’Israël au moment de cette déclaration sur la guerre israélienne des six jours :
« En juin 1967, nous avions encore un choix. Les concentrations de l'armée égyptienne dans les voisinages du Sinaï ne prouvaient pas que Nasser fût réellement disposé à nous attaquer. Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons décidé de l'attaquer. »
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