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Robert Mascarell

croit plus que jamais à l'existence, prouvable, de la lutte des classes, qu'à celle, improuvable, de dieu

1945 et 2020 : DEUX SORTIES DE GUERRE ! POUR LE MEILLEUR (1945) OU POUR LE PIRE ?

La France est en guerre ! S’est écrié à six reprises Macron, le 16 mars dernier. Il est mieux placé que nous tous pour donner du corps à une affirmation aussi forte et effrayante. Des milliers de morts par le coronavirus sont attendus, des dizaines de milliers de malades graves. D’ores et déjà, le gouvernement débloque 300 milliards d’euros pour dédommager les entreprises et les salariés.

Bref, ce qui n’était pas possible hier, l’est aujourd’hui !

L’économie française et même mondiale va sortir exsangue de cette guerre. Dans combien de temps ? Trois mois ? Six mois ? Plus ?

La dette française va augmenter considérablement. Avec elle le chômage, les faillites de petites et moyennes entreprises. Je ne vous raconte pas la situation de toutes les personnes en situation de précarité.

Mais après la guerre vient la victoire ou la défaite. Je parie sur la victoire. Comme en 1945.

Je rappelle qu’en 1945, la dette publique française s’élevait à 200 % de son PIB. Son appareil productif était quasiment parterre. Les destructions innombrables. Mais voilà, des femmes et des hommes intelligents, issus de tous les mouvements de la Résistance, principalement communistes et gaullistes, sans se poser des questions sordides de coûts et de rentabilité, ont entrepris de reconstruire la France. Ils ont mis en place et en œuvre le programme admirable dit du Conseil National de la Résistance. Les trente années qui ont suivi ont été les années de la plus formidable prospérité économique et sociale de l’histoire qu’a connu notre pays.

Parallélisme des formes oblige, comme disent les juristes, ce qui a été possible en 1945 doit l’être demain, quand nous sortirons de cette guerre. Cela ne sera possible que si notre pays se libère de « la folie », selon les mots de Macron, le 12 mars, à laquelle se sont livrés tous les présidents de la République et leurs gouvernements, depuis 1983. Ils ont vendu notre pays à l’encan. Lui faisant perdre son indépendance économique, y compris pour des productions vitales et stratégiques. Il faudra également rompre avec la politique austéritaire et antisociale imposée par l’Union européenne, depuis 1992.

Il nous faut donc mettre en place et en œuvre l’équivalent du programme du CNR de reconstruction de l’appareil de production français. Il aura pour vocation de permettre à la France de recouvrer son indépendance économique, de rétablir les droits sociaux des salariés, d’en finir avec toutes les formes de précarités sociales et économiques. La seule différence notable que devra avoir cet immense programme de relance économique et sociale d’avec le programme du CNR, c’est sa dimension respectueuse de l’environnement. C’est-à-dire que cette obligation de transition écologique aura pour vertu de multiplier considérablement les débouchés économiques et sociaux pour notre pays.

C’est à la seule condition que soit mis en œuvre ce programme de relance économique et sociale qu’aura lieu réellement la rupture à la nécessité de laquelle Macron s’est dit gagné les 12 et 16 mars. Sinon, ce ne sera que du bluff !

Comme l’ont fait de concert, communistes, gaullistes et socialistes, en 1945, des femmes et des hommes, des forces politiques, enfin libérés de l’idée mortifère de la concurrence de chacun contre chacun, pourront mettre en œuvre ce programme de rupture, dès 2020 ou 2021.

Il n’est pas interdit d’espérer ! Mais le plus sûr est quand même de continuer à lutter, sans jamais baisser la garde.

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