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Publié par Robert Mascarell

Ce jour (27 juin), à 13 heures, je regardais le journal de France 2, lorsqu’est arrivé le moment de parler des conséquences du Brexit. L’angle choisi par le journaliste a consisté à aller interroger les traders de la City de Londres.

C’était à vous décrocher les larmes. Tous, à 100 %, se sont lamentés sur leur sort. « Qu’allons-nous devenir ? », « Nous sommes plongés dans l’inconnu ». Bref, ils sont en train de découvrir ce qu’est la précarité. La scène devenait insupportable. Même ma femme aimante n’arrivait pas à me consoler.

Lorsqu’est remontée à ma mémoire une déclaration, en août 2005, de Laurence Parisot, l’ex-présidente du MEDEF, disant : « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » http://lci.tf1.fr/economie/2005-08/travail-est-precaire-sante-amour-aussi-4877048.html

En mars 2006, j’avais commis un billet sur mon blog, écrit à partir de cette déclaration : http://robertmascarell.overblog.com/vive-la-peche-la-chasse-la-cueillette

Et voilà-t-il pas que ceux, dont l’activité consiste précisément, par leurs ordres spéculatifs incessants, à précipiter des millions de travailleurs à travers le monde dans la précarité la plus absolue, en viennent aujourd’hui à pester contre les « brexiteurs » irresponsables. Sans vouloir voir que, pour beaucoup d’entre eux, s’ils ont fait le choix du Brexit, c’est précisément en raison de l’extrême pauvreté et précarité dans laquelle ils vivent à cause des mouvements de Bourse.

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