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Publié par Robert Mascarell

D'après les capitalistes, autoproclamés "libéraux", et leurs valets politiques et médiatiques, la France souffre d'une trop grande rigidité du droit du travail, surtout par comparaison avec les "paradis" allemand et suisse.

Pour démontrer leurs dires, nos propagandistes patentés, au hasard François Lenglet, tête d’œuf sur la 2ème chaîne TV, arrive sur l’écran avec le Code du travail français version Dalloz et le Code du travail suisse. Le premier est épais de plus de 3000 pages et le second de 100 pages. Lenglet ajoute que le Code du travail allemand, le nouveau paradis, est lui aussi beaucoup moins épais que le français.

Tout cela procède de plusieurs mensonges. Le Dalloz ne se contente pas de présenter les articles du Code du travail. S’y ajoutent de nombreux commentaires et de nombreux arrêts de la Cour de cassation (jurisprudence). Ainsi constitué, en 2013, le Dalloz faisait 3400 pages. Par comparaison, la même année, le Code du travail allemand était épais de 3000 pages.

En réalité, ramené à ses seuls articles, le Code du travail français est épais de 675 pages.

Tous ces propagandistes, aux ordres du MEDEF, qui évidemment ne veulent que le bien des travailleurs, militent pour alléger le droit du travail et laisser, ainsi, les mains un peu plus libres aux employeurs afin qu'ils exploitent encore mieux les salariés.

Plus frappant encore, sur le lien suivant : http://www.slate.fr/story/74079/inflation-legislative-code-travail, un article intitulé : « Inflation législative : non le Code du travail n’est pas celui qui grossit le plus vite », une comparaison, photos à l’appui, montre que la plupart des codes français : électoral, pénal, des impôts, de la consommation,….. ont vu leur poids augmenter encore plus vite que le poids du Code du travail, au fil des dernières décennies.

Mais, par un hasard totalement fortuit, n’en doutez pas, le seul code qu’il faut séance tenante alléger, voire supprimer, c’est celui qui protège tous les salariés, c’est-à-dire le Code du travail.

Il est stupéfiant qu’un gouvernement dit de gauche ait une oreille aussi complaisante pour le MEDEF et tous les démolisseurs des droits des travailleurs et leur emboîte le pas sur ce point, comme sur d’autres.

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