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Publié par Robert Mascarell

Ci-après, les vœux que j’envoie aux parlementaires de gauche de mon département, l’Aveyron : Marie-Lou Marcel (députée socialiste) et Stéphane Mazars (sénateur radical de gauche).

Là, je publie le texte envoyé à Stéphane Mazars, que je connais bien mieux. En sa qualité d’avocat, et moi, en ma qualité de défenseur syndical CGT au service bénévolement des salariés, nous avons eu maintes fois l’occasion de nous affronter dans les prétoires des diverses juridictions sociales. Nous avons appris à nous respecter et même à beaucoup nous apprécier.

Le texte envoyé à Marie-Lou est le même, aux points de personnalisation près.

Cher Stéphane,

En ce début d’année 2014, je me permets de te présenter mes vœux de bonheur et de réussite dans ta vie personnelle.

Pour ce qui est de mes vœux pour ton activité politique, ils sont teintés de quelques exigences citoyennes. Je souhaite, par exemple, que tu accèdes à la conscience, si ce n’est déjà fait, que ce gouvernement conduit notre pays tout droit vers l’impasse, tant ses choix et analyses sont diamétralement opposés aux intérêts du peuple.

Nous aurions pu attendre d’un président de gauche, au lieu de ses jérémiades sur ce qu’il appelle la crise, qu’il propose de prendre toutes les dispositions pour rapatrier les fonds de l’évasion et de la fraude fiscales et de sanctionner ses initiateurs. Pas un mot dans ses vœux. Pas un mot non plus sur les niches fiscales, dont la plupart attentent à la justice sociale. En revanche, il crie haro sur les abus à la Sécurité Sociale. Il cible là les assurés sociaux, pas ceux qui oublient de reverser les cotisations sociales ou de respecter leurs obligations vis-à-vis de la Sécu. A commencer par l’Etat. A continuer par les employeurs.

Pire, il propose d’aider encore plus les premiers assistés de France, en leur promettant de les faire participer moins au financement de la protection sociale, les fameuses « charges » sociales qui ne sont autres que du salaire différé. Tout cela contre un hypothétique engagement d’embauches.

Que dire de son objectif de réduire les dépenses publiques ? Dans les hôpitaux ? Dans la justice ? Tu connais bien ce secteur. Dans l’enseignement ? Dans la sécurité ? Dans la recherche ? Dans le logement social ? Dans tous ces secteurs et bien d’autres, il faut au contraire les augmenter.

Revenir sur la plupart des allègements fiscaux, exonérations sociales et fiscales, subventions accordés aux plus fortunés au fil des trente dernières années, sans que le peuple en tire parti, ne lui est pas venu une seconde à l’esprit.

Ah ! Il est vrai qu’Angela Merkel lui ferait les gros yeux et que les financiers et autres banquiers le feraient chanter. Ces gens, sans scrupule et ultralibéraux, ont compris à qui ils avaient affaire : un homme sans consistance, prêt à tout leur céder.

Comme si la France était un pays de seconde zone. C’est au moins la deuxième puissance européenne, jouissant d’une situation géographique incomparable, sans parler de la qualité de son peuple, de son patrimoine historique, scientifique, culturel, touristique. Sans la France, Espagne et Portugal n’ont aucun lien territorial avec l’Europe, donc aucune possibilité d’échanges économiques, sauf par un grand tour maritime. Des hommes comme De Gaulle ou Mendès-France, quoi que l’on pense d’eux, auraient eu la fermeté d’esprit et de conviction de faire valoir nos atouts, pas Hollande.

Puisque le peuple ne peut compter sur le président de la République, pour qui j’ai voté au second tour, faute de mieux, qu’au moins toi, Stéphane, en ta qualité de parlementaire, tu sauves notre honneur et ne suives pas aveuglément ses démissions. C’est tout le bien que je te souhaite.

Cher Stéphane, dorénavant, je te mettrai systématiquement en lecture de toutes les saillies que je commets sur mon blog personnel, dont voici le lien : http://robertmascarell.overblog.com/. D’ores et déjà, je me permets de te recommander la lecture de l’article intitulé : « La crise ? Quelle crise ? », que j’ai publié le 9 novembre 2012.

Amicalement.

Robert Mascarell
croit plus que jamais à l’existence, prouvable, de la lutte des classes,
qu’à celle, improuvable, de dieu.

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